Ibidem
La chevalerie de Philippe de Valois en 1413 amena un nouveau cas d'aide; cette fois l’aide fut perçue sans procès; toutefois, le 25 avril 1314, Charles de Valois donna commission à Étienne de Mornay, son chancelier, et à Pierre de Blenon, de juger les conflits particuliers sur cette aide et de réclamer les arriérés dus à son beau-père Charles IT et à lui-même !. L'ajournement était donné au Mans pour trois semaines après la Pentecôte; un rapport de Girard de Villeneuve, sous-bailli de’ Baugé, à Pierre Honoré, bailli d'Anjou, sur la semonce faite à cette occasion, nous fournit en même temps la liste des convocations faites par Geoffroi le Bouchelier, sergent de la quinte d'Angers ?. La ville du Mans avait envoyé ses procureurs, nommés le 12 juin de la même année. Le conflit sur les aides était assoupi, mais il restait bien d’autres motifs de mécontentement qui expliquent pourquoi l’Anjou fut une des premières provinces liguées contre leur seigneur. Nous avons dit ailleurs que ce mouvement des ligues de 1314 n'était pas dirigé seulement contre le roi, mais aussi contre les grands vassaux. L'Anjou et le Maine se soulevèrent *; une ordonnance de Louis X vint, en 1315, en commencer la pacification 5. Les ligues duraient encore en 1317, où, toutefois, d'importantes défections vinrent les affaibhr 6.
Ces manifestations hostiles n'ont rien qui puisse étonner, car, si le Parlement réprimait quelques abus des agents de Charles de Valois, combien d’autres restaient impunis! Par exemple, en 1295, David de Sesmaisons en Anjou et Maine, Gautier d’Aubi-
1. A. N.,J 179%, nos 72 et 84: Martène, Thesaurus novus anecdotorum, I ce. 1345; Rousset, Supplément au corps diplomatique, P, p. 84.
2. 15 juin 1314, À. N.,J 179%, n° 1021et2; Beautemps-Beaupré, 0. c., IV p. ##.
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