‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 334 sur 432 · Geoffroi de Paris, A. F., XXII, p · texte numérisé non relu

Geoffroi de Paris, A. F., XXII, p

». Guillaume le Maire, p. 454 el 501.

6. Acte d'Henri d'Avaujour, etc., A. N., J 179%, n° 90; Martène, Thesaurus anecdotorum, 1, e. 14350.

gny en Valois, et Gautier d'Aunay en Brie, avaient eu recours à l'emprunt forcé pour procurer de l'argent à Charles de Valois !. Il fut ainsi levé 1.080 1. en Anjou et 1.660 1. en Valois, et les baillis prétendirent que c'était une taille et obtinrent gain de cause : ce fut seulement en 1332, pour dégager la conscience de Charles de Valois, que les malheureux prêteurs reçurent, après trente-huit ans d'attente, la promesse d’être remboursés ?.

Les agents d'ailleurs ne reculaient devant rien pour le profit du maître : le 22 mars 1313, nous voyons le sire de Viezville abandonner l'hommage que Charles de Valois lui devait pour Champrond *, c'était une imitation du privilège du non-prestation d'hommage que s'était arrogé le roi, mais jusqu'à quel point était-ce légitime ?

Les agents volaient aussi pour leur compte : c’est ainsi que le même Gautier d’Aunay avait extorqué du blé aux habitants de Roissy et de Dammartin, et les maîtres de l'hôtel furent consultés pour savoir si l’on poursuivrait ses héritiers #. D'autres abus de pouvoir nous sont connus par leur répression : le 16 janvier 1319, Philippe V chargea le baïlli de Tours d'ouvrir une enquête sur les plaintes d'Hardouin, écuyer et sire de Vieilleville ?. Jean de Largny, sergent de Charles de Valois, avait saisi une de ses vignes pour refus de payer un cens, bien qu'il ne fût pas justiciable de Charles 6. D'autre part, un certain Geoffroi, qui tenait deux moulins à Pougues-sur-Loire, pour le compte d'Hardouin, les avait brûlés, et n'avait pas été poursuivi 7.

, J 164, n° 58 ; R. D., VIIL et XXX.

: VI et tXXX.

An 94

4, KR. D: RTE De Gautier d'Aunay avait d'ailleurs pris des précautions, car, en décembre 1314, il avait donné Gondreville et Levignen à son maitre en échange de 160 1. p. de rente, A. N., J 163", n° 61; en 1318, le Parlement le reconnut vassal de Charles pour le Mesnil-Amelot, A, N.,J 164, n° 36, 36 bis, 58.

X22 2, fo 170 ve.

, X2a 2, fo 170 ve.

EAN 6. A. N., X2 7. A.N., X2a 2, fo 171 re,

Contre les vassaux ecclésiastiques, les agents de Charles de Valois étaient aussi envahissants : si l'abbé de Saint-Florent de Saumur !, les évêques de Vannes ? et de Dol se soumettaient de bon gré à la juridiction de Charles de Valois, d'autres la contestaient, et d'innombrables conflits s’engageaient à ce sujet. Charles de Valois n'était pas hostile au clergé, où il comptait des alliés comme Robert de Joigny, évêque de Chartres de 1315 à 1326, neveu de sa troisième femme ‘. Beaucoup d'églises le récompensèrent de sa bienveillance pour elles : les moines de Valsery lui abandonnèrent une rente ?, le chapitre de Soissons divers droits f, le chapitre de Mortagne donna part aux distributions au chancelier nommé par Charles et fonda pour lui des chapellenies ?, l'abbesse de Morienval affranchit à sa demande Agnès, fille d'Oudart de Villers-Cotterets $. Mais les agents de Charles de Valois ne se faisaient aucun scrupule de provoquer des conflits, nous avons vu ceux que le Parlement a tranchés, d’autres qui nous restent à examiner, ne lui sont parvenus qu'après des péripéties diverses qui nous montrent plus clairement les procédés employés en pareil cas.

Charles modérait le zèle de ses agents : en 1291, il manda à son concierge de Villers-Cotterets et à son châtelain du Vivier de laisser le prieur de Saint-Vulgis de la Ferté-Milon jouir en

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