juillet 1317, A. N., J 164", n
6. À sa demande, en juin 1323, l’abbesse de Morienval délivra de toute servitude Agnès, fille d'Oudart de Villiers, A. N., JJ 6%, f° 70 vo.
1 Lu
Rien ne peut mieux peindre l'administration de Charles de Valois, dans ses rapports avec les vassaux, que le Livre de Guillaume le Maire, évèque d'Angers !. Ce prélat actif et intelligent, ami personnel du roi et de Charles de Valois, mais défenseur zélé des droits de l'Église, autant que réformateur du clergé, a subi de la part des officiers de Charles de Valois une lutte constante, tantôt sourde et tantôt violente. Contre lui se coalisèrent les agents du comte ? et ceux du roi, parce que dans un apanage ils étaient recrutés dans le même milieu, et même passaient souvent du service du roi à celui du prince, ou inversement. Le cas de Guillaume le Maire a dû être très fréquent, mais aucun autre prélat ne nous a laissé pour cette époque une œuvre à la fois si vivante et si pleine de documents et de faits. Cette œuvre, très importante même pour l'étude des grandes affaires du temps, nous intéresse ici surtout comme une peinture exacte de l'existence d’un prélat sous la domination de Charles de Valois.
Sacré évêque le 3 juin 1291 ?, Guillaume entra en conflit le jour même avec Amaury de Craon qui voulait lui rendre les services d’échanson, dus par son père absent, et en avoir le profit accoutumé, en emportant la coupe. Guillaume le Maire, prélat réformateur #, ennemi des brigues, du cumul, des excommunications prodiguées par de vils subalternes qui n'avaient d'ec-
1. Éd. Célestin Port, Mélanges historiques, IT, p. 187-569 (Coll. Doc. Inédils).
2. Cf. Beautemps-Beaupré, Notice sur les baillis d'Anjou et du Maine à la Jin du XIIE siècle, et sur leurs conflits avec l'évêque d'Angers.