Hist.Lut,, XXXI, p
4. Il avait composé pour la réforme de l'Église un traité dont il nous conserve l'analyse; quant à son registre de visites, soigneusement tenu, il a disparu fort malheureusement.
clésiastique qu'un habit souvent usurpé, persécuteur des cleres qui passaient leur vie à boire au cabaret, à négocier et à trafiquer, et des prêtres qui mendiaient les sommes léguées par les riches à ceux qui suivaient leurs obsèques, mais aussi très irrité par l'abus des décimes levées sans utilité pour l'Église 1, devait entrer rapidement en conflit avec les agents du pouvoir laïque.
Le bailli d'Anjou et du Maine était David de Sesmaisons, qui, en 1295, recourut aux emprunts forcés ? : le 8 mai, il avait rendu à l'évêque une visite de courtoisie 3, et les hostilités ne furent pas engagées de suite, La guerre naquit à propos des Ponts-de-Cé qui s'étaient écroulés : en pareil cas, l'évêque avait droit d'établir un passage provisoire, et d’en percevoir les profits. Le châtelain des Ponts-de-Cé, Gille, s'y opposa, et fut excommunié ; il céda ensuite, le 6 novembre 1291, et fut absous le 24 décembre ?.
Ce conflit à peine apaisé, un autre naquit aussitôt : le 7 août 1292, en présence de Laurent Voisin, chevecier de Chartres, et de Jean de Denisy, conseillers de Charles de Valois, l’évêque déclara dans le château d'Angers que le bois des Bouchets lui appartenait, et qu'il avait le droit d'y chasser, malgré les dénégations d'Étienne, segraier du comte 6. Le bailli d'Anjou, David de Sesmaisons, Guillaume, trésorier d'Angers, et l'abbé de Saint-Florent étaient aussi présents. Étienne répondit par un défi. Guillaume le Maire, pour répondre à cette provocation, envoya ses gens chasser en grand et bruyant appareil, le
1. Il demandait pour subvenir à la croisade : la destruction des Templiers, l'accumulation de leurs revenus pendant dix ans, et en même temps l'établissement d’une demi-décime sur le clergé : « credo quod minor quantitas data grata et hilari voluntate magis proderit et eflicacior erit ad dictum opus quam major exacta a nolentibus, tristibus et invitis », p. 88.