‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 342 sur 432 · Ibidem, p · texte numérisé non relu

Ibidem, p

17 août ; aucun incident ne se produisit. Une nouvelle chasse eut lieu peu avant Noël; Étienne, cette fois, menaça les gens de l'évêque de les arrêter, mais ceux-ci étaient en nombre, et s'emparèrent de lui pour le punir d’avoir fait fonction de sergent dans le domaine de l'évêque. Étienne fut enfermé un jour et une nuit dans la prison épiscopale et ne fut relâché que le lendemain ; mais il était si peu sûr de son bon droit, qu'il se garda bien à l'avenir d'inquiéter l’évêque f.

Un nouveau conflit éclata en 1294, mais cette fois entre l'évêque et le baïlli lui-même : l'official d'Angers avait voulu faire arrêter par ses appariteurs un clerc soupçonné d’homicide qu'il avait rencontré dans les halles d'Angers*. Les gens du comte non seulement l’en empêchèrent, mais même le séquestrèrent pendant un certain temps dans les halles : aussitôt sorti, l'official les excommunia. Le bailli, David de Sesmaisons, soutint ses agents et continua à vexer les chanoines en fermant les portes de la ville, sauf un guichet pour les piétons, ce qui obligea l'évêque à laisser son cheval dehors *. Guillaume le Maire, déjà irrité par l'abus des péages ‘, lui fit adresser une monition par son official.

L'affaire se compliqua et prit une marche très curieuse : l’évêque d'Angers n'étant justiciable que du roi 5, David de Sesmaisons alla se plaindre de lui au ball de Tours. Telle était la solidarité entre les officiers des apanages et ceux du roi, que le bailli de Tours fit saisir les biens dé l'évêque et du chapitre $. Le conflit s'aggrava en raison de cette intervention du représentant

Guillaume le Maire, p. 305-6.

Ibidem, p. 326.

Ibidem, p. 325-6.

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