‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 344 sur 432 · LS · texte numérisé non relu

LS

du roi. En octobre 1294, le clergé, réuni en assemblée, se montra fort irrité de ces abus et de la lourdeur de ces décimes , des levées sur les cleres pauvres et des extorsions des collecteurs d'impôt !, Pour achever d’envenimer la querelle, les fameux Ponts-de-Cé, dont les évêques d'Angers, « pour un denier de profit en retiraient 1.000 de dommage et de dépense ? », eurent besoin de réparations *. Le bailli fit faire un pont de bateaux dans les eaux de l’évêque, prétendant qu'elles appartenaient au comte. Le 20 mars, David reconnut son tort et enleva son pont, mais le 23 il le fit reconstruire et chargea ses propres subordonnés de faire une enquête sur les droits de leur maitre #. Guillaume le Maire s'étonne de tant d’abus : et il faut noter, dit-il, que le comte était Charles, frère du roi Philippe, fils de Philippe, qui était mort en luttant contre Pierre d'Aragon excommunié, petit-fils de Saint Louis, qui était le modèle de toutes les vertus et mourut en combattant les Sarrazins ?: C'est que les officiers de Charles de Valois, emportés par leur zèle, dépassaient ses instructions : de même que ses agents entrainaient Philippe le Bel à une foule de violences, de même les agents de Charles de Valois, « contre la volonté et le special commandement du comteÿ », poursuivaient la lutte contre tous les droits qui les génaient, sans souci de la justice et de l'équité. Profitant du conflit, ils envahirent le domaine de l’évêque, y rendirent la justice, saisirent les coupables comme dans les terres du comte, Le bailli de Tours, représentant du roi, gardien de l’église, soutint son collègue. Son zèle laïque 7 était tel qu'il laissa David de Sesmaisons empiéter

. Guillaume le Maire, p. 320 et 331.

. Ibidem, p. 317.

. Ibidem, p. 316.

. Ibidem, p. 313-17.

. Ibidem, p. 316.

. Ibidem, p. 326.

En 1287, le roi avait ordonné à tous les seigneurs de n'employer que des laïques, A. N., J 945, n° 1.

Page 1