‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 345 sur 432 · D OX & © NN · texte numérisé non relu

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sur les droits du roi parce qu'il empiétait en même temps sur ceux de l'Église 1.

Guillaume le Maire profita de cette arme que lui laissaient ses adversaires, et en appela au roi dont les droits comme la piété devaient souffrir d'une telle situation. Philippe le Bel ordonna, le 10 novembre, à son bailli de Tours, de ne plus saisir à l'avenir les biens de l'évêque sans son ordre ou sans une raison suffisante, de réprimer les abus du bailli d'Anjou et de ses officiers *, et manda à ceux-ci de se tenir tranquilles à l’avenir #. En même temps, le roi chargea le bailli de Tours de réprimer les abus commis par les collecteurs de décimes, et ceux des sergents et lombards qui levaient les legs et rachats de vœux pour la Terre-Sainte, et de les empêcher de molester les héritiers *. Tous se montraient d'autant plus zélés pour lever l'argent que leurs profits en devenaient plus grands et que l'abondance de ces impositions levées pour le roi ou pour Charles de Valois devaientles mettre bien en cour. Enfin Philippe notifia à tous ses officiers, et spécialement au bailli de Tours”, une lettre de sauvegarde donnée à l’évêque, et un mandement de respecter ses droits et ceux de son official et de les laisser user de leur juridiction et saisir les clercs coupables.

De son côté, l'évêque prononça un long sermon où 1l fit appel à la sagesse de Salomon et à l’éloquence de Démosthène pour confondre les témoignages pervers et les persécutions de David de Sesmaisons et de tous les avocats, officiers, agents et conseillers de « magnifique prince monseigneur Charles, fils de roi de France et comte d'Anjou 6 ». Ce sermon où l’évêque ne ménageait pas les mauvais justiciers, fut suivi d'un nouvel appel au roi qui renouvela à son baill de Tours l’ordre d'interdire aux agents de Charles toute intervention dans les domaines de

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