Ibidem, p
lot Langlois, ancien queux de l’abbaye, avaient pillé l’abbaye et ses prieurés de Grez-sur-Maine et de Méral!, Le 4 février, l'official, P. Crochet, déclara qu'ayant averti trois fois Pierre de Saint-Denis de réparer ses torts et de restituer ce qu'il avait volé,
il n'avait obtenu comme réponse que le mot : « Tront »?:
: en
conséquence, le 9 février, il l'excommunia avec la plus grande solennité *, Pierre de Saint-Denis céda aussitôt, et fut absous après avoir restitué le fruit de ses rapines #, Mais le conflit reprit peu après entre le bailli et l’abbaye de Saint-Serge, un moine de cette dernière, l'infirmier Gui, ayant été arrêté par ordre du balli, malgré les immunités de son ordre, sous une accusation mal fondée de faux-monnayage; Jean XXII dut intervenir en sa faveur ?. Pendant ce temps, Guillaume le Maire était mort à Beauné, le 10 mai 1317 6.
La vie agitée de ce prélat nous peint l’état troublé de la société à cette époque, et fait sentir vivement tous les abus du pouvoir royal et seigneurial. Mais à côté des brutalités des agents, nous avons vu l'intervention plus bienveillante du roi et de Charles de Valois : 1l faut aussi mentionner à la décharge de Charles toutes les mesures utiles ou libérales qui marquent son gouvernement, bien qu'elles ne soient pas toujours désintéressées. C’est
1. Notifié par l'évêque, le 1° février 1317, Guillaume le Maire, p. 523-27.
3. Tous les jours, au début et à la fin des messes solennelles, on devait éteindre les chandelles, fermer les portes, et après avoir éteint un cierge, excommunier Pierre de Saint-Denis, ibidem, p. 530-531.
4. 12 février 1317, thidem, p. 531-533. Toutefois, le 23 août 1316, Jean XXII dut encore demander à Charles la réparation complète des torts commis par ses gens dans l’abbaye, A. Coulon, 0. ce., n° 909.
5. Chronique de Saint-Aubin, dans les Chroniques des églises d'Anjou, p. 58-59 (Soc. Hist. France).
6. Il avait reconnu Philippe V par serment du 19 avril 1317, Ménage, Histoire de Sablé, p. 246,
ainsi que, le 10 janvier 1291, il renouvela les privilèges ! que son prédécesseur, Charles IT, avait accordés aux étudiants d'Angers ? ; mais ce ne fut qu’au prix de 6.000 I. t. qu'il consentit à renoncer à une taille de 1.000 1. perçue de la ville d'Angers, malgré les dénégations de celle-ci. Profitant de même des besoins d’argent de Charles de Valois, la ville de Chartres lui remit ses doléances, et pour 12.000 I. obtint satisfaction. pleine et entière #. On lui fit remise de 400 1. de taille annuelle, de toute taille et toste, et de tout ost et chevauchée; les bourgeois accusés devaient être mis en liberté s'ils fournissaient caution, tout prisonnier que personne n'aurait accusé au bout de trois quinzaines et trois quarantaines devait être mis en liberté sous caution, et cette liberté serait complète et indiscutable si, se présentant un an et un jour après, il ne trouvait encore personne pour l’accuser . Le comte consentait à ne pas prendre de chevaux sans les payer, ratifiait tous les privilèges et toutes les coutumes, y compris celle des contrats, et reconnaissait aux bourgeois le droit de s'assembler, pour se gouverner de la même manière que ceux d'Orléans. Marguerite, femme de Charles, ratifiait ces promesses, et tous deux s’en remettaient au jugement du roi en cas de conflit. Dans d’autres actes, Charles ou son bailli ne font que vidimer des privilèges antérieurs : le 17 mars 1305, les privilèges accordés, en 1268, par Jean de Chatillon aux bourgeois de l’'Ormière de Chartres 5, en 1307, la charte accordée à la ville d'Angers par le roi Henri II d'Angleterre 7,
Mais l'acte le plus remarquable de Charles de Valois, bien qu'on ne lui en fasse pas honneur, est celui par lequel, le 9 avril