‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 351 sur 432 · Arch, de l'Hôtel-Dieu d'Angers, À 1, fo · texte numérisé non relu

Arch, de l'Hôtel-Dieu d'Angers, À 1, fo

1311, il accorda la liberté à tous les serfs des Valois !, Cet acte, ratifié par Philippe le Bel, contient mot pour mot le fameux préambule de l'ordonnance semblable de Louis X ?, qui s’en est inspiré en 1315. Ce préambule, écho des traditions chrétiennes, qui tout en ne supprimant pas la servitude, faisaient de l'affranchissement une œuvre pieuse, était en somme le développement de nobles idées. Mais une brève mention de l'inventaire des comptes, parlant d'écrits « qui touchent la finance de la franchise de Valoys » ?, vient réduire à une réalité très pratique les beaux sentiments invoqués dans le préambule de l'acte. Celui-ci n'était donc qu'une invite à l'adresse de ceux à qui on voulait vendre la liberté; et nous retrouvons la même idée exprimée dans des termes identiques, en tête d’un affranchissement, confirmé par Charles de Valois, accordé aux habitants de Levignen par Philippe de Pacy, seigneur de Nanteuil, et Isabeau, sa femme *. Par le même acte du 9 avril 1311, Charles de Valois avait affranchi les héritiers de Thibaut l’écuyer de Sens ?, renoncé à ses droits sur les serfs des abbayes de Morienval, Valsery et Saint-Arnoul de Crépy, et enfin renouvelé les privilèges de la commune de Crépy, dont il déterminait l’éten-

due territoriale 5.

LAN", 3347, #80: r2: Ordonnances, XII, p: 381; Carlier, 0. c:, Il, Dr 197

2. « Comme creature humaine, qui est formée à l’image nostre Seigneur, doie généralement estre franche par droit naturel, et en aucuns pays de cette naturelle liberté ou franchise par le jou de servitude, qui tant est haineuse, soit si effaciée et obscurcie que les hommes et les fames qui habitent ez lieux et pays dessus ditz en leur vivant sont réputés ainsi comme morts et a la fin de leur douloureuse et chetive vie..., nous, meus de pitié pour le remede et salut de nostre ame, et pour considération de humanité et commun profit... », Ordonnances, XII, p. 387. — Nous donnons ici le texte de l'acte de Ch. de V., celui de l’acte de Pacy est ci-dessus, p. 162, note 5; cf. l'acte de Louis X, Ordonnances, I, p. 583.

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