Funck-Brentano, o. c., p. 243-245 et
2. Tel est du moins le récit sujet à caution de Jean d'Outremeuse, V, p. 513.
3. Chronique Artésienne, p.17; G. Guiart, H. F., XXII, p. 232.
4. T septembre 1297, Annales Gandenses, p. 7-9; Chronique Artésienne, DAAHSINaneiS HF EX p 1010:
5. Funck-Brentano, o. c., p. 245-250 et 259-260. Le 13 août, il annonça son arrivée prochaine, Rymer, 3, p. 186.
6. Nangis, 1. F., XX, p. 579; Grandes Chroniques de France, V, p. 122.
7. © Fanginn sira Karl, brooir konings af Franz. » Ex annalibus Islandicis, Pertz, XXIX, p. 265.
Nr.
par,
des paroles que nous rappelons en note, malgré leur peu de valeur historique, parce qu’elles sont un témoignage de la bonne opinion conservée par les Flamänds sur Charles de Valois !. De Bruges, Charles de Valois et Raoul de Nesle allèrent prendre Damme, d'où la flotte anglaise ne s'échappa qu'avec peine, et Charles y laissa 300 hommes d'armes ?. Mais le 10 octobre, Robert de Béthune, avec une armée anglo-flamande, reprit Damme 3, L'hiver approchant, le roi de France, incapable de prendre Gand par force, songea à battre en retraite, et se retira à Courtrai. D'autre part, les vivres commençaient à manquer à Gand, et Édouard pouvait se rendre compte de l'impossibilité de réussir quelque chose d’important pendant cette campagne; enfin les Écossais venaient de se soulever à l’instigation de Wallace i. C'est à ce moment qu’arrivèrent les cardinaux d’Albano et de Préneste, porteurs d’une bulle de Boniface VIII en faveur de la paix ©? : les deux rois étant bien disposés, des trêves furent conclues entre eux, le 9 octobre 1297, à Vyve-Saint-Bavon 6. Quelques mois après, ces trêves furent prorogées jusqu’au 6 janvier 1300 par le traité de Tournai ? qui mit fin pour quelque temps à la guerre, et rétablit la paix troublée seulement par une sanglante querelle entre Gantois et Gallois, querelle qui amena
1. « Mais combien vous ont donné ceulz de Bruges pour votre payne quant si bon traittié leur avez pourchassé ? Se ils vous ont donné moins de cent mille francs mal vous ont sallarié. — Sire, dist-il, ce qu'ils m'en ont moins donné, c’est mon dommage, Flammens par renommée sont fiers, et par doulceur les convient attraire. » H. F., XXII, p. 367.