août 1297, Rymer, [5, p
6. Archives de Turin, Tractati, liasse 2, n° 5; A. N., J 543, n° 13; Rymer, B, p. 190-4; De Limburg-Stirum, Codex diplomaticus Flandriæ, 1, p. 209- 210; Funck-Brentano, o. c., p. 267-270.
1. 28 janvier 1298, Rymer, L?, p. 194-195; De Limburg-Stirum, o. c., I, p. 220-222 et 224; Funck-Brentano, o. c., p. 270-272; on trouve de plus : Arch. de Turin, Tractati, liasse 2, n° 5, un vidimus par Philippe IV de l'acte d'Édouard Ier, |
le massacre de la plupart de ces derniers, et contraignit le roi Édouard I* à quitter le pays rapidement et en triste équipage !.
En récompense de ses brillants services pendant cette campagne, Charles de Valois vit ériger en pairie son comté d'Anjou, en même temps que les comtes de Bretagne et d'Artois, qui furent récompensés de leur service par cette dignité octroyée pendant le siège de Lille ?. Get acte qui le mettait sur le même rang que le duc de Bourgogne #, héréditairement doyen des pairs de France, est précédé d’un préambule extrêmement développé, ce qui est rare à cette époque 4. Cette même année Charles de Valois reçut en don de son frère l'hôtel de Nesle à Paris 5, qui fut sa résidence favorite et le centre de son administration, et la châtellenie de la Roche-sur-Yon en échange de 700 1. de rente &. Mais le roi, étant à Lille, lui fit remise de cette obligation, et lui accorda la Roche-sur-Yon en pur don ?. Au mois de mai de la même année, Philippe ajouta à ce don la plus grande partie des terres et biens forfaits à Henri, comte de Bar, notamment les châtellenies de Tournan, Torcy et Vivier-en-Brie $. Charles de Valois, ainsi généreusement récompensé des services rendus à son frère, tint de plus son rang dans toutes les grandes cérémonies publiques : c'est ainsi que le 25 aoùt 1298, il fut présent à la promulgation de la canonisation de Saint Louis dans l’abbaye
1. Chronique Artésienne, p. 19 ; Funck-Brentano, o. c., p. 272-276.
2. Septembre 1297, 2 rédactions : 10 A. N., J 178 », n° 57; Fac-similé de l'Ecole des chartes, n° 337; — 2° À. N., P 13341, n° 1. — Sur la pairie à cette époque, v. Funck-Brentano (Mélanges Monod), p. 351-360.
3. Le duc de Bourgogne continua néanmoins à présider la eour des pairs, Godefroy, Cérémonial français, p. 155.
4. Giry, Manuel de diplomatique, p. 452, d'après A. N., J 178 », n° 57.
5. A. N., J 377 4, n° 2; Bonnassieux, Notes sur trois hôtels de Paris possédés par Ch. de V., p. 51.
6. 3 février 1297, A. N., J 164 », n° 8; J 178 », n° 54; K. 496, ne 2.
7. Octobre 1297, A. N., J 178 5, nos 3 et 56; J 743, n° 7; Martène, Thesaurus anecdotorum, I, ce. 1277 et c. 1311; Rédet, Table des manuscrits de dom Fonteneau, p. 272 et 274.
SAN T377.4 n0 13.
de Saint-Dénis, puis porta avec son frèré la châsse contenant les reliques de leur saint aïeul !.
Les années de trêve furent employées à négocier avec le roi d'Aragon, auquel, le 17 décembre 1297 les ambassadeurs de Philippe le Bel et de Charles de Valois réclamèrent la restitution de Majorque ?. Le roi Jacques d'Aragon répondit en envoyant les siens le 30 janvier ?. Majorque n’était pas le seul sujet de discorde entre la France et l’Aragon : la possession du Val d'Aran restait toujours litigieuse entre les deux pays : toutefois, le 29 juin 1298, il fut convenu que ce pays serait mis entre les mains du roi de Majorque, jusqu'à ce que le pape eût tranché la question de propriété. Restait enfin une difficulté qui renaquit d’une manière inattendue : Charles de Valois avait renoncé par procureurs, devant le pape, en 1295, à son titre de roi d'Aragon, et cependant le 30 juin 1298, Jacques de Majorque recevait de Pierre, évêque de Carcassonne, et de Pierre de Bourges, sous-chantre d'Orléans, le château de Sauveterre et les villes de Ull et Fileira en Aragon”, encore occupés au nom de Charles de Valois. Celui-ci, mettant encore une condition à sa renonciation à son vain titre royal, s’engagea à le quitter définitivement, si le roi d'Aragon rendait à son oncle, le roi de Majorque, ses états indument conquis 6,
Nous ne croyons pas, toutefois, qu'à ce moment, Charles de