‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 49 sur 432 · A. N.,J 598, n° 11; Lecoy de la Marche, o. c., I, p · texte numérisé non relu

A. N.,J 598, n° 11; Lecoy de la Marche, o. c., I, p

il dut consentir à restituer les conquêtes de son père, et à préter à l'Eglise le secours de son armée pour détrôner Frédéric IIL, son propre frère, qui occupait toujours la Sicile !.

Le pape profita des trêves entre la France, l'Angleterre et la Flandre, qui devaient durer jusqu’au 6 janvier 1300, pour essayer une pacification générale. Les différents États avaient accepté son arbitrage ?, mais Philippe IV avait fait des réserves, et déclaré ne l’accepter pour arbitre que comme personne privée, et non en vertu de ses pouvoirs pontificaux. Sur toutes les intrigues et négociations à Rome, on est amplement renseigné aujourd’hui $. Nous n'’insisterons pas sur ces négociations auxquelles Charles de Valois n’a pas été mêlé, et nous indiquerons seulement les principaux faits reliant les événements dans lesquels il a joué un rôle. Le pape, le 26 juin 1298 ‘, se contenta de faire de vagues promesses au comte de Flandre, et ménagea entre la France et l’Angleterre le traité du 27 juin ÿ qui rétablit toutes choses en leur état antérieur à la guerre et stipula le mariage du futur Édouard II, avec Isabelle, fille de Philippe IV 6. Avec l'Angleterre, cet arbitrage ne marqua pas encore la fin des hostilités, car Édouard Ier se plaignit encore de violations de la trêve commises à son détriment 7. Enfin ün premier projet de traité fut scellé le 12 juin 1299, à Montreuil-

1: Son expédition en Italie, faite d’ailleurs d'assez mauvaise grâce, ne fut d'aucune utilité pour le pape et le roi de Sicile, Muntaner, p. 398-401. Le chroniqueur a d’ailleurs, autant qu'il l’a pu, effacé cette page peu glorieuse de l'histoire de Jacques II.

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