‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 48 sur 432 · Joinville (éd. de Wailly), $ 760 à · texte numérisé non relu

Joinville (éd. de Wailly), $ 760 à

2. Baluze, Vitæ paparum Avenionensium, NH, c. 28 ; Rousset, Supplément au corps diplomatique, M, p. 171. Boniface VIII, le 8 août 1297, avait déclaré vouloir remettre l'Aragon en interdit, si Majorque n'était pas restituée, A. N., J 715, n° 30521; Lecoy de la Marche, Hist. des relations politiques de la France avec le royaume de Majorque, 1, p. 468.

3. Baluze, Vilæ paparum Avenionensium, H, c. 26; Rousset, Supplément au corps diplomatique, 1, p. 194.

5. A. N., J 164 , n° 10; Baluze, Vilæ paparum Avenionensium, I, c. 51; Rousset, Supplément au corps diplomatique, M, p. 175. En conformité avec un accord entre Philippe IV et Jacques de Majorque, A. N., P 1354, n° 841.

6. À. N.,J 1644, n° 7; Baluze, Vitæ paparum Avenionensium, WI, c. 51; Rousset, o. c., I, p. 175.

Valois et Philippe IV n'aient pas renoncé à tout espoir !, malgré leurs renonciations, d’entrer en possession du royaume d’Aragon : si un tel espoir leur était resté, il se serait depuis longtemps traduit par des actes plus importants que ceux que nous connaissons. Les quelques vagues préparatifs faits à cette date en Navarre et les négociations entamées avec l’évêque de Saragosse et plusieurs nobles d'Aragon ? furent un essai de pression sur les décisions du roi d'Aragon, non une tentative pour réaliser de vaines espérances. La question de Majorque et celle de la candidature de Charle de Valois furent définitivement réglées en 1299 : le 8 décembre, Jacques d'Aragon ratifia le traité conclu par ses procureurs *, et s’engagea à rendre Majorque, puisque Charles de Valois avait restitué Sauveterre, Ull et Fileira, et à s’en remettre au pape pour la question du Val d’Aran. Enfin il reconnut avoir reçu de Pierre, évêque d'Auxerre, et de Gui de la Charité, évêque de Soissons, les lettres de renonciation promises par les ambassadeurs de Philippe IV et de Charles de Valois, dès le 23 décembre 1298 “. Ces lettres avaient été promises alors dans un délai de six mois après la restitution des Baléares, qui eut lieu en effet ?, et que, le 8 janvier 1299, le roi de Majorque annonça au roi de France f. La question des frontières entre la Navarre et l’Aragon restait à trancher, et nous verrons un peu plus tard Charles de Valois prendre part de nouveau aux négociations à ce sujet : pour le moment Jacques d'Aragon voulait la paix, et pour obtenir l'absolution du pape

1. M. Léon Cadier soutient cette théorie dans son Rapport sur les archives d'Aragon et de Navarre, B. E. C., 1888, p. 60. — Pour faire de Ch. de V. un roi réel il aurait fallu une guerre que Philippe le Bel, entouré d’ennemis, ne pouvait entreprendre.

2. Actes par lesquels Philippe IV négocia la reconnaissance de son frère comme roi, ibidem, p. 73.

3. A.N., J 1644, n°9; J 588, n° 25 ; Arch. de Barcelone, Reg. d'Aragon, 197, fo 28.

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