Funck-Brentano, 0. e., p
6. De Coussemaker, Documents historiques sur la Flandre maritime,
3e fascicule, p. 94.
7. A. N., JJ 38, P 46; Mme de Lalaing, Maldeghem la loyale, p. 402; De Potter et Broeckaert, Geschiedniss.… Oost-Vlanderen, VI, p. 69.
9. 19 À. N., J 1020, n°° 15 et 16; — 2e De Coussemaker, 0. e., p. 83.
10. Kervyn de Lettenhove, Etudes sur l'histoire du XII sièele, p. 12; De Limburg-Stirum, 0. e., p. 296-297 ; Funek-Brentano, 0. e., p. 335-336.
de l’armée assiégea alors Damme, pendant qu'une autre se portait contre Ypres, défendue par Gui de Namur, autre fils du comte Gui, et que Charles de Valois marchait avec 6.000 armures sur Gand, où se trouvaient Gui de Dampierre, Robert de Béthune et Valeran de Valkenburg !. Gand ne pouvait être prise par surprise, et l’armée française dut se replier sur Bruges, mais en brûlant Nevele et douze autres localités, faisant « si grant domage au païs que ce fut mervelle ? ».
Ce plan de campagne avait pour résultat de cerner le comte de Flandre; en effet, en dehors des trois villes citées, il ne lui restait qu Audenarde, Ardenbourg, Cassel et Deynze ?. Il reçut un coup terrible par la prise du port de Damme, réputé imprenable, et sur le sort duquel tous ses partisans avaient les yeux fixés : la garnison, après avoir victorieusement repoussé plusieurs assauts en causant de grandes pertes aux Français, demanda quelques jours d’armistice pour ensevelir ses morts, mais elle en profita pour quitter la ville, ainsi que les bourgeois qui emportèrent leurs biens les plus précieux #. La Chronique Artésienne dit que Guillaume de Crèvecœur rendit la ville et raconte de même que tous les habitants s’enfuirent, sauf une vieille femme, parce qu'ils craignaient la vengeance du roi à cause de leur trahison de 1297 %. En tout cas, Charles de Valois entra, le 29 ou 30 avril 1300 5, à Damme, dont la capitulation amena presque immédiatement celles d’Ardenbourg et de l'Écluse 7, tandis qu'Ypres était réduite aux dernières extrémités 8, mais tenait encore ainsi que Deynze ?. Le comte de Flandre
. Chronique Artésienne, p. 33.
. Tbidem.
. Funck-Brentano, 0. c., p. 339.
. G. Guiart, H.F., XXII, p. 234-235.
. Funck-Brentano, 0. c., p. 340, note 3.
. Chronographia regum Francorum, 1, p. 85-86. . Lettre de Gui de Namur, du 3 mai 1300, Kervyn de Lettenhove, Études, p.72; De Limburg-Stirum, 0. c., I, p. 298-299. 9. Chronographin, I, p- 84.
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était donc bloqué dans Gand, sa dernière place forte, libre seulement du côté des terres d’empire, où il pouvait s'enfuir, mais en renonçant ainsi à tout son héritage; le plan de Charles de Valois avait abouti habilement à le réduire à cette extrémité. Pour obliger Gui à agir, les bourgeois de Gand envoyèrent demander à Charles de Valois de recevoir leur soumission !. Gui de Dampierre et Robert de Béthune devaient choisir entre la fuite ou la capitulation : conseillés par Guillaume de Crèvecœur, qui avait été autorisé à quitter le camp de Charles de Valois, où il était prisonnier, ils préférèrent se rendre.
Mais dans quelles conditions le firent-ils? Cette question a été fort discutée : pour les chroniqueurs français, ce fut une reddition à discrétion ?, pour les flamands, au contraire, Charles de Valois aurait promis au comte de le ramener libre en Flandre, si l'accord ne se faisait pas de la volonté des deux parties. Ils prétendent même que Charles de Valois fut fort irrité de la mauvaise foi du roi qui n’aurait pas observé les conditions conclues par lui en vertu de ses pleins pouvoirs #. Mais des documents décisifs établissent que les garanties obtenues par le comte de Flandre ont été à peu près nulles “. Il est possible, toutefois, que la croyance à des promesses de Charles de Valois soit née d'assurances bienveillantes de ses bons offices données au comte, et dont on a voulu faire une obligation ferme. En tout cas, le 8 mai 1300, il reçut à Ardenbourg, le vieux comte, ses fils Robert et Guillaume, son chapelain et une cinquantaine de chevaliers qui allaient le suivre en prison *.