Reg. de Boniface VIIT, c
4. Muntaner, p. 403-405; Villani, Muratori, XIII, ce. 373; Tosti, o. c., I, p. 60-67; Rayn., XIV, 1300. Le 1°" février 1300, Boniface VII pria Philippe IV d'intervenir près des Génois pour leur interdire d'aider Frédéric contre Charles IT, À. N., J 715, n° 30525,
Charles de Valois, qui accepta ce rôle. Boniface VIIL avait d’autant plus besoin de ce secours que la guerre devenait défavorable aux Angevins !; aussi intervint-il dans le mariage de Charles de Valois avec Catherine de Courtenay pour exiger que Charles vint en Italie avant de s’occuper de l'Orient : telle fut la cause de cette expédition, plus lucrative que glorieuse pour Charles de Valois.
Catherine était née du mariage de Philippe, fils aîné de Baudouin II, dernier empereur latin de Constantinople, avec une fille de Charles Le ?, Élevée à la cour de Charles IL, roi de Sicile, son cousin, elle vint en France, en 1294, pour visiter ses domaines de Courtenay et de Chantecoq ?, et demander un mari au roi de France; mais Charles IT avait notifié qu’elle lui avait promis de ne pas se marier sans son consentement #. Elle n'avait comme dot, en dehors de quelques domaines en France, que des droits purement nominaux sur l'empire d'Orient.
Ces droits cependant attirèrent bien des candidats à sa main : le premier en date fut Michel Paléologue, fils de l'empereur grec Andronic, qui aurait ainsi ajouté à la possession réelle ces droits nominaux, et aurait enlevé tout prétexte aux tentatives de rétablissement de l'empire latin. Mais ce fut justement ce qui fit rejeter sa demande : le pape, préférant la restauration de cet empire ?, proposa Frédéric, troisième fils de Pierre, roi d’Aragon 5. Boniface VIII mit comme condition à ce mariage l'abandon
4. Muntaner, p. 406; G. de Frachet, H. F., XXI, p. 17; Tosti, 0. e., I, v- 67;
2, Nangis, H. F., XX, p. 567,