Ibidem, n
10. Arch. de Turin, Tractati, liasses 2, 3 et 4. Un traité nouveau fut conclu le 15 novembre 1308, liasse 3, n° 9. En 1329, Guillaume Flotte et Gui Chevrier furent désignés comme commissaires dans un conflit entre le dauphin et le comte de Savoie, Tractati, liasse 4, n° 18; Bianchi, o. €., D: 143
US 19 ei niv
le comte Amédée, lors du mariage de son fils Édouard !, nous laisserons de côté la suite de cette affaire.
L'histoire de cet arbitrage nous a entraîné jusqu'au delà du retour de Charles de Valois en France: revenons done à son arrivée en Italie : quelle était alors la situation? A Florence les Gibelins étaient maîtres, et le cardinal d'Acqua-Sparta tentait en vain de faire la paix ?; en Sicile Charles II était battu 3° en Orient enfin les Chrétiens venaient de subir de sanglants échecs *. Contre tous ces adversaires, le pape et la chrétienté ne restaient pas inactifs : tandis que Philippe IV entretenait des relations avec l'Orient 5, et aidait Charles de Valois par des dons importants 5, le pape comptait sur ce dernier pour triompher de tous ses ennemis en Italie.
Boniface VIIT attendait à Anagni l'arrivée de Charles de Valois qui évita de passer au milieu de populations hostiles? et de se compromettre sans les ordres du pape, et arriva le 25 juillet à Parme. Là, Azzo VIII, marquis d’Este, qui lui avait envoyé deux cheva-
1. Le 27 septembre 1307, Amédée promit de rendre à Ch. de V. 10.000 1. £., pour l'indemniser de pareille somme dont il avait répondu lors de ce ce mariage, À. N., J 164, n° 20.
2. Rayn., XIV, 1301 ; I. del Lungo, Da Bonifazio VIIL..., p. 136-171. Dès le 23 mai 1301 Boniface écrivait au cardinal au sujet des troubles, Tosti, o. c., I, p. #77-8.