‹ Charles Démia et les origines de le̕nseignement primaireChapitre 50 sur 54 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

gratuites dans tous les bourgs un peu importants. Et ce rêve d’organisation générale de l’instruction primaire pour les pauvres, il allait l’exposer avec toute l’ardeur d’une conviction vigoureuse à l’Assemblée générale du clergé, en 1685.

Démia mérite d’occuper une place d’honneur dans les annales de l’éducation. A beaucoup de bon sens, de sens pratique et positif, il a joint un réel enthousiasme, dont l’expression naïve est vraiment touchante : « L’établissement des écoles rendra les peuples Français, les plus audacieux, les plus fidèles et pieux, comme ils sont les plus heureux, les plus puissants et les plus belliqueux de toutes les nations ».

Dans la marche trop lente de l’instruction populaire, l’œuvre de Démia marque une étape, une étape qui s'est prolongée. Son œuvre a subsisté dans son intégralité jusqu’au 29 septembre 1790, jusqu’au jour où la municipalité lyonnaise prit à sa charge l’instruction primaire. Pendant plus de cent ans, les petits Lyonnais pauvres n’ont eu à keur disposition que les écoles gratuites de Démia. Et le xvme siècle n’a rien ajouté, à Lyon, aux établissements fondés par l’effort admirable d’un prêtre du xvne siècle.

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