‹ Charles Démia et les origines de le̕nseignement primaireChapitre 49 sur 54 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

une volonté patiente et tenace, il les a réalisées. Il a établi, pour les enfants pauvres tout au moins, la gratuité de l’école. Il a fait des efforts heureux pour en assurer la fréquentation. Il a associé à son oeuvre scolaire des laïques de bonne volonté. Il a eu l’idée qu’on devait faire appel aux pouvoirs publics et à l’autorité judiciaire, soit pour obtenir que des écoles fussent ouvertes, des maîtres institués et payés, soit pour obliger les parents, par des peines légales, à envoyer leurs enfants à l’école. Il a réhabilité la fonction de l’instituteur, qu’il estimait excellente, sachant combien elle est à la fois importante et pénible. Il a organisé l’école des élèves, réglé son programme, dressé quelquesunes de ses méthodes ; mais il a institué aussi l’école des maîtres, l’école normale, où les futurs instituteurs reçoivent une éducation professionnelle et se préparent à leur grande tâche.

En un mot, il a été un peu comme le Christophe Colomb de l’école primaire catholique. J. -B. de La Salle, plus éclatant dans le succès, mais venu après lui, n’en a été que l’Améric Vespucev

Les circonstances ont confiné son action dans les étroites limites de la région lyonnaise. Mais ses ambitions et ses rêves visaient plus loin. Il aurait voulu que son exemple fût partout suivi, nomme le prouve, par exemple, son mémoire sur Y Importance de l'établissement des écoles des pauvres dans chaque diocèse. Il rêvait que, dans tout le royaume, des règles impératives et uniformes fussent établies pour fonder des noviciats de maîtres d’école, ou des « écoles dé perfection » comme il disait, et ensuite pour ouvrir des écoles

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