SCENE IV
CHARLES, CAROLINE, Caroline.
J E viens de me trouver des forces que je ne me connoissais pas. Ah î mon ami, que l’amour est puissant, quand il ioint à ses droits lesr droits plus saints de ia nature, Charles.
Les préjugés les méconnoissent tous.
.Caroline.
Ah ! Charles , loin de combattre ma foiblesse , tu m’ôte& la dernière ressource du malheureux , l’espérance qui me sou^ ti-ent encore.. Ah l ami, si l'idée d’un avenir plus doux
n’est qu’une illusion, de grâce iaisse-la-moi : je n’y renoueem peut-être que trop tôt, .
ben! c’est bon , ça! J’avions beau vous chercher ei. vous attendre. ( à Cluir/es, ) Est-ce qu’elle a entendu?...
Tout, mon ami, et elle vient de se montrer plus conOante que moi.
C^est joli , ça. Farlez-moi d’une femme qui n’perd pas tete. Ah! ça!' Et ce monsieur^?
Caroline.
C’est le digne frere de Charles.
C’est un brave garçon, pas vrai i V’ià comme vous etOvS , vous autres. Vous Hvfez; toujours peur. J’étions shr , rien qu’a le voir, que ce monsieur-là éloit iionuete et lo^'al. Dame, t’est que j’ons le tact pour vous dévisager un homme. £t où ce qu’il est allé ?
Charles.
Parler à mon père, mon cher Baz.iie , et le gagner , s’il est possible.
\'’’ik ce qui s’appelle un frère. Mais pourquoi que tu n’^ vas pas, toi ? Ou fait toujours mieux ses atFaires soi-mème que par ambassadeur.
Je crains....,
Quoi ? Nas-lu pas peur qu’i t’batte ! Que ton frère îùï parie le premier , à la bonne heure : il essuira la bouras-» que. Tu viendras ensuite, et ton père aura la tangue -morte car enfin on ne peut pas toujours crier,
Ah !, si j’osois...., ... , ' J
Tiens, Charles, les absens avont toujours tort. Mais juge* des autres pur toi-iheme. Sita Cécile', dans queuques années, se brouilioii, avec toi , qu’a vint par après te denu;!} 1er pardon, est-ce que, tu la rebuterois , répons ? Est-ce que t’en auyois i’courage ? Hé ben ,. mon ami, je descendons tous du bon père Adam, je sommes tous pétris du même limoa. Tpm père i/séra pas pus. dur qu© tu n’serofs -toirm.ôme' eir pareil
cas,
c )fï A R L E s
Caroline.
Ah! mon aml, je crois qu’il a raison,
Et Caroline, pourquoi qu’a n’y va pas aussi? La jeunesse' plait toujours; et tenez , quand on est jolie et qu’on sait tour^ ner un compliment, on n’est pas en peine de s’tirer d’affaire«
Caroline.
Si je pouvois pénétrée jusqu’à lui...
C’est ben aisé.
Caroline.
S’il pouvoit m’entendre...
Faudra ben qu’i vous écoutre. J’irons devant et je vous annoncerons.
Quoi, Bazile..,
Çaeu qu’il y a encore? Est -ce que lu t'imagines qiie je serons gêné pour li dire : vot’lils fait ce qu’i doit , et vous le savez ben. Vous n’aveZ pas vu sa femme, et i’n’faut jamais faire fi de ce qu’on ne connoît pas. Attendez, attendez, je vais li parler, et de la bonne manière. (^Fausse sor/ie. j A propos et OLi ce qu’i demeure?
Charles.
Ah! je n’ai pas pensé
A li demander son adresse. Mais queu gens êtes-vous donc, vous autres? Diable emporte, vous n’avez pas pus d’tête que des hannetons. Mais vas donc cours : il n’est pas loin c’t’homme. Regardez s’i r’mue. Attendras-tu que les huissiers viennent te déclarer que tu n’es pus l’mari d’ta femme , que tu n’es pus l’père de ton enfant ? Mais vas donc , au nom de Dieu , vas donc.
Charles.
J’y vais , mon ami. J’y rais.
C’est ben heureux