‹ Charles et Caroline, ou, Les abus de l'ancien regimeChapitre 19 sur 38 · I- E Comte · texte numérisé non relu

I- E Comte

Qu’on se trompe quelquefois sur les objets des grâces qu’on ae plaît à répandre.

Dispensez-moi de parler plus clairement. L’explication ilo seroit pas à votre avantage.

Le Comte. '

Mais quelquefois aussi on a assez de crédit pour venger dei outrages. . .

Charles.

Je vous entends , Monsieur, il faut opter entre l’infamie et votre haine. Mon choix n’est pas douteux.

Le Comte.

Vous bravez tout, vous autres qui n’aveZ rien a perdre. Mais quand on est bien avec le Ministre....

Et qu’on vous ressemble, c’est signe que la France est bien gouvernée,

Charles,

Silence, Bazile, s’il vous plaît. Je respecte tous les dépositaires de l’autorité; et je les estime assez pour croire qu’ils ne seront pas les instrumens d’une basse passion, et qu’ils ménao-eront l’homme honnête qui sait vous résister.

. On saura rabattre ce petit orgueil.

Charles.

Je ne vous crains pas. Je suis votre égal par la naissance > et je suis au-dessus de vous par les sentimens.

Caroline, dhm ton suppliant,

Moîi ami !

Bazile.

Oui, morgué , c’est ben dit, Tfils du comte de VerneuiF s’moque de vous et de vos pareils, D Le ComTï

Y Le C O M T Ej vivement^

vous êtes le iils du comte de Verrieuill ' '

Çue vous importe ? -

Qui a des terres en Picardie ?

En Picardie , ou ailleurs : mais qu’est à Paris , à boa tortipte , et qu’a P bras aussi long- qu’vous, entendez-vous ï

Caroline.

Bazile ^ qu’atez-vous dit ?

Le CoMTE^à Jiarti Ah î je respire. '

Caroline, « Charles et à 'Bazile,

V enez j mon ami , venez Bazile. ( en sorianti) O mon Dieu détournez de nous les malheurs qui nous menacent^ ou donneznous la force de les supporter. ( Elle emmène Basile et son Vian, qui ^ en sortant -, regardent le Comièdhin air menaçant^

LeComtE seuh

-fXH/ monsieur Charles, vous êtes le fils du comte VerneuiU Un mariage en l’air ^ une fugue de la maison ; paternelle, et dè grands mots pour masquer tout cela : mé< voila au courant. La jeune personne joue son rôle à ravir, bes grâces négligées , son petit air revêche , la rendent? plus intéressante encore. Parbleu, je n’en aurai pas le démenti. Puisque Verneuil est k Paris, je le découvrirai facilement; ] irai le trouver , et je connois des moyens demettr»’ a la raison Charles et sa petite moitié.

du second acUi

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