‹ Charles et Caroline, ou, Les abus de l'ancien regimeChapitre 35 sur 38 · SCENE 1 I · texte numérisé non relu

SCENE 1 I

CAROLINE, LE COINLTE DE PREVAL;^

C Caroline , sortant du cabinet^ et aopercei'antle Comie, iel! Fréval!

Ail ! la voilà , la voilà. Je parois vous etTrayer , belle Caroline. Calmez.-voüs , la crainte est le dernier sentiment que je veux vous inspirer. J’ai pour tous le plus vif attachement, et je vous l’ai prouvé en éloignant de vous un homme qui ne pouvait que nuire à votre fortune.

Caroline , d demi-roix ei du. ion de l'horreur. Sortez. 3 Alonsieiir , croyez.-nioi ^ sortez.

Le Comte.

Renoncez , Caroline, à ces veiTus de coiivention , qui n© sont plus de notre siècle , ou plutôt, laissez ces petites ruseg , qui ne peuvent m’en imposer, Vcus voyez ma francliise, itni(ez-la , monlrons-nous teE que mous sommes : sachons l’im et l’autre ce que nous devons craindre qu espérer. Je n’entreprendrai pas de vous prouver qu’il est de votre ij^itérét de mettre fin à nos petits débats. Vous avez assez d’expérience vqus avez assez soufiert pour en être convaincue.

Caroline.

I.a plus cuisante de mes peines , est d’être forcée de vous entendre.

Le C o m t e,

Caroline, on peut acheter le bonheur par quelques soins, par quelques démarches; mais l’atnour méprisé se change quelquefois en haine , et la niienne ne seroit p as impuissante. Si je suis capable des plus grands sacrifices pour vous désarmer , je le sui î également d’employer tous les moyens pour vous réduire ( I ). Faut-il vous avouer que maître dQ

( 1 ) Pendani ce coiqdet du Comte , Caroline se iounisjm -pjiis Leurs fois rers le cabinet en marquant son inquiétude,

CHARLES

C n ARLES .furieux, ‘ ,

2HACER ma ferame ! menacer mon enfant ! LeComtÈ, anéanti,

V Charles !

Lni-inmiie , à qui tu pcnsois avoir ravi la liberté , et dont tu ^royoi5 seduire la compagnapar tes promesses ou tes menacesl Le voila, cet homme qui rrestcoupable envers toi que d ’avoir «nefernme vertueuse, et qu’il disputera k l’univers entier .jusqu’à son dernier soupir.,. Tu baisses la vue , tu noses me fixer ? L opnme fut toujours le spectacle le-plus elFrayant pour l’œil de l’oppresseur... tu te tais... tu frémis... tu me'crois capable; peut-etre, de t’imiter , et de me venger de toi aussi lâcliemeoÊ que tu m’as attaque. - ’ ’ '

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