LES PRÈCÉDENS, LA FLEUR
Si je ne suivois que les affreux principes qui te guident, je te poignarderois... Jamais la soif du sang ne fut aussi légitime.
|amaîs elle ne fut plus pressante. ‘ °
' ‘ La Fleur, effrayé.
Appelions nos gens. ' ‘ ’
Je brûle de t’immoler ; mais je n’employerai que les movens ^youés par l’honneur. Viens , traître , viens défendre'^une ÿie qui ne suffit pas pour expier tes forfaits, et si lé sort des; combats trahit l’innocence et la justice, au moins je zf aurai pas survécu à mes malheurs» • *
LES PPlÉCÉDENS , LA FLEUR, GARDES.
SL A Fleur, aux gardes.
AISISSEZ , enleyez tout, (^deu.v gardes sP emparent de Caroline^ un autre court au cabinet et reparoit avec l'enjant. Le reste de la troupe environne Charles, le serre ^ et le saisit, j Charles ^ se défendant.
BaziJe, oii est-tu ?... xVla femme!... ma ülie !... ( aüx gar-^ des.) Laissez-les , lajssez-les... Je cède à la force... j’obéis. L A F L E U R.
Emmenez tout cela. ( Les gardes les enirainent. )
S, CENE Y î.
LES PRÉCÉDENS, V E R N E U I L pere.
QV E R N E U I L pere.
UEL spectacle! quelle horrible violence î ' Charles.
Voyez mon père , et repentez-vous.
C A R on EJ E , tendant les bras à C Sauvez mon enfant ! sauvez mon enfant !
E R N E U I L père , aux gardes.
Arrêtez , arrêtez , vous dis-je. Je suis le père de ces tunés. ^ à Fréjuil avec sévérité.) IVIonsieur le? Comte ^ ce pas là ce dont nous étions convenu , et vous répondrez de tout ce qui s’est fait sans mon ayeu. ( Caroline remporte son enfant , et se tient â la porte du cabinet commê pour en défendre rentrée. ) I.E C O M T' E.
J’ai cru tous obliger en vous délivrant à jamais de leurs criailleries. C H A R L ES.
Le monstre vous a trompé et vous en impose encore. C’est lui seul qu’il a voulu servir, c’est sa liâme adultère qui vous a rendu barbare.
V E R N E U I L père, '
Qu’entends-je ! , -
Il adore Caroline. Aloins vertueuse elle en eut fait meii ami , et il eût été mon protecteur auprès de vous.
V E R N E U I L père.
Vous ne répondez rien ^ AJonsieur? Mon iiis diroit-?i la vérité? C H A R L E S.
Je suis incapable de la ti aliir ^ même dans .celte affaire la plus importante de ma vie.
.Ver N e u î L père ^ au Comte.
Je eonnois mon lils^ et je le crois. Ce qui vient de se passer j, yolre embarras^ votre silence {rrouvent vt;lre crime et ni’éclairent. Loin de moi ces amis perfide qui, sous le voile, 5 serytul leuvs propies intérélj ^ et iia»
crifient tout k l’égoïsme, dernière erreur d’unè ame réLréti© et âb)ecle. Je ne consulterai plus que rnon cœur ^ lui seui sera mon iruide;si son excessive bonté m’égare, au moins ne me rendra t-il jaîwais injuste^ et tyrannique.