SCENE V I ï T
VERNEÜILfils,VERNFUïLpere, CHARLES, CAROLINE,
AC A R O L I N E , descendant du théâtre.
H ! je respire î C H A R L E S,
Ah ! mon frere ! Et Bazile , mon digne ami ?
V ER ÎJE UÎLfils, cherchant Bazile des jeux.
Il devroit être ici.... il va t’être rendu , un homme de coït-
M b A Z I L E , sautant au cou de Charles.
E v’ià, mon ami, me v’ik revenu, et mon plus grand plaisir est de te trouver encore respirant i’grand air. Charles.
Ah! mon ami, je ne sais comment reconnoître...] Bazile.
C’n’est pas la peine d’par 1er dVa , 'tu vois ben qii’ca rda duré qu'un moment.
Charles, r embrasse ^ et à son père.
Pardon, Monsieur, si je me livre devant vous k toute ma sensibilité ; mais il n’est pas mon père et ïl ne m’a fait
que du bien. A
V E R U E U I L pere , ai-xc douleur.
Vous nous rendez justice k tous deux. Ah! Je l’avcis prevu , qu^une excessive sévérité me ferrneroit le cœur de mon hls. C'H A RLE S.
Oue dites - VOUS’ , mon pere 1 Jamais ce cœur ne vous; chérit autant que lorsque vous semblez vous repentir... N© parlons plus du passé, ce souvenir vous fatigue et m’oppresse.
Pardon , pardon , mon pere , je vous afflige mais si vou»
daignez vous souvenir des paroles consolantes que vous m’adressâtes quand je vous quittai , si vous vous rappelez celles que vous venez de proférer , en présence du Comte , vous assurerez votre repos en décidant le mien. Que vous demanilfti-ie ? de ne pa$ ycus déclarer mon ennemi, ^iarde» votr»
CHARLES
fortune; mais laisss?.-moi ni >n enF^tni:^ laissez-mcî çna femme ïHa clière temme ; apès ce qu’ci !e- vi'*at de soüifnr, ce no sera
pas une grâce que \
vous J ni fïc.'firderea.
V E lî. N E U I L fils, .
Rendoz-%"(ms rctrdez-vcLis. i'n mecfiant vous a égaré: se» sembisbies vous condaiùnerout , peul."élre , niiis les ho«né: es gens , les pères , les bons |;ères diront: Charles a trouvé des vertus, il vu avoil lui meme , et Vernenil ne les ^ pas séparéso Caroline/ aj>ec tlmidifé.
Monsieur , j’ose à peine ouvri ■ la bon lie; miais vous deve*^ m’mtc-nclre. Vs R N E U î L père.
jVIes eni-ins 5 mes eniaos,... si je croyois que cet bymeu,.,,» si mes principes... .
E A Z I L E ^ apport ani Venfcinf,
Je ne savons pas circonloquer , nous, mai^ j’apportons not’ flernier c 'gainent, V enfant dans les bras du père de
Charles. ) è ’ià rot’ hile , voL’ petite hile , v’ià vot’ san'g , v’ià vos ej'itrùiiles. Recevez c’t’innocente , qui ne vous connoît ps* rncGie , rnais qui bientôt vous redeiriandercit sont pere. Je pv. s( rîirv''^s pas hdbies, mus, je ne sominos pas halleu s / Je n’vous dem nnlcns pse gracf' ; mais je roulons iustice , et vous >11 rus la ferez ,si vous n’etes pas un b*réval., (d Charles. ) il lare- Jl^arde , il pîeure , iî IVmbr:!Sse î ( àFerneud père.'j lié bien » ccnvi nez , veiitregucniH:. ,nu’v in ] ceiiis b ttreone cachet nVous procurcrionl pas i.;i moment : omnie sli-ci. Ï1 .la rebaise ! ( /ui> frappant sur l’épau/'e. ) Eli î brave et digne h">mme, pleurez 9' baisez^ et revenez a nous. V E R T/ E U î L père.
'rie ne rcsite plüs, je ne ré*sïste plus. Pour me défeacl’re aussi îpng-tems , il a fallu que... Cette enfant sera la consolatior* de nia vieillesse qin s’approche ; elle eu adoucira ifs amertimief, B A Z ï L E. ( Tous ioinbent à ses genoux. )
Lis ben , quand j’vous i’ona dit qrdunpere est toujours pere,^’ et tjuc bon sang oe peut mentir.
Ah! mon perfy les expressions me msnquenfc
V E R N E U I L hls. .
Çîi'.e ne v'-im dois-je pas! C A R O L r N E.
Àti î ÎVi'.n iv- ur , mon raylssement.... mon lroubie..V. fnà re-” coiinidssarico'... ^
V E R. N E U î L pere , lés rele^'azit.
Vous ne me devez ri n^ vous ne ta»e devez rien. C’est moi,’ 'peut-être qui ci hecr.ir. (Ibncbdlgencc. iiaziîe,%mus ne nous qui!-" •{erez phi-e, v;<t-. e franchise ^ v ire h-yaul'' , votre excellent cmiir 5 no seront pjas sans lécompcnse^ et vous la recevrez des mains àe mon ida. aClh ns , mes enfaiis , venez prendr<î une place... eue vous auriez vu occuper plutôt. Charles , nia maisowt' ésL la tif'nne , lu y conduiras ta (Jaroiirie , et j e lai devrai encore quebques. beau'Â lours. iVles enfans , je ne me suis montré sévère que par cxcèi^ d’amour, et c’est ce même amour nuf nous réumi t^.'us aujourd’hui. ],,és hoiraêtes .gens m’approuveront ’e res.f)ère ; le suifraee des autres m^’cst indidéreats ' " 'FI Ad