‹ Charles et Caroline, ou, Les abus de l'ancien regimeChapitre 8 sur 38 · B A Z I L E , CAROLINE, C É Ç I L E · texte numérisé non relu

B A Z I L E , CAROLINE, C É Ç I L E

Caroline.

• bien, Bazile, que dites-vous de cette aventure?

Ça promet.

Et cela in’alilipe. La crainte seule de perdre nn protec---

Ce (vOmte que nous ne conneissons pas , ses olFres

que nous n’avons pu mériter , cette bienfaisance si rare , ot qai^ vient au-devant de nous.... Tenez , Baziîe, au premier mot du domestique , j’ai éprouvé un serrement de cœur..,.

Ail ! vous êtes toujours comme ça.

ïl me sembloit voir un émissaire du Comte de Verneuil,.

Ail î vous en revenez 'toujours la. Ce Comte de Verneuib est-ce^ un tigre, esl-ce un diable I C’est un iiorarae c’est im père, . ’

li est furieux,

Il s’appaisera,

couranf, a son iruiri.

H! mon ami!

C H A E- L E S;, eperclLU

Laissez-moi , iaissez-moi.

Charles, vous me repoussez!

Ou’as-tu dit? ..... Ma Caroline Ma femme.... Pardonn©

fi. mon trouble , à ma terreur.

Caroline.

Ciel ! A quoi dois^je m’attendre ?

Charles.

[ Mon père est a Paris.

Caroline, tombant dans les bras ae son mari, , Je me meurs.

Baziie , mon amie , rie, m’abandonnez, pas.

que J aî tant aimé, que je n*ai pas vu de, nis dit ans huÎ occupe ma place dans la maison paternelle , eùjai , peut-être..-.a . (^ARoLINE, vhementi

yui peut-etre ?

Bst Un bon , excellente frère.

Charles.

Il m’a contraint à lui donner mon adresse. Il veut me narier ^

que .me veut-,1 ? 9’ua-,-il à m'apprendre 111 par^iliLtteni dri, Il me plaint sans doute et ne pput me secourir^

■ Ti/r 1 -Caroline.

Malheureux ! Qu’avons rions fait !

Tt. .. . , ,c H A R L E t

Mon pere a Paris ! c’est moi qu'il y cherche j c’est moj

qu’il veut frapper^ ça n’^epeut pas

B A Z I L Ei

r * , c , Charles.

cid^e" T Ma Caroline.... ma

Cec. le. . m. feinme mon enfant, de-ia constance, du coura^ ge , 1 instant decisit approèhe^

^ .■ Caroline.

Parle» je he vous rappellerai pas vos promesses. Vous'

IT i-!^ ma main j ma résistance

mes relmxions doivent vous être Icujour.s présentes. J’ai prévu tout ce qui arrive aujourd’luii , vous combatîtes mes crainte'^, vous opposaies le lableau du bonheur à la peinture déchiranlè que je^ mis sous vos yeux : je vous aimois.... Ah ! comme ie

-^ous aime encore ^ Docile n D vmv P • -

e.., J ^ ^ VOIX de l’amour^ )e cedois

au désir de fa.re un epoux d’un amant adoré : je me rendis

a vos vœux ou plutôt à mou cœur. Charles je ne m’en repens

pas^ peut-elrc ne m’eu répéntirai-je jamais.

OIi^ de ça j’en sommes bien sûr.

Mais si les promesses de |v©s parens , si leurs menaces vous ebranloient.... mon ami , penses k ta Cécile , penses à cet entarit malheureux,, qiii ne t’a pas demandé l'existence, et k qui tu dois un perc pour moi...

T ‘7 q’ c Charles.

loi . lune mes plus chère que là fortune , que les distinct tious que j’ai sacrifiées. ^

Caroline.

faridi’ Sàcnfices : je t’ai immolé mon repos ,■ iï

faudra t immoler peut-être ma réputation et ma vie , nous ne’ nous devons rien, ’

Nous ne nous devons rien? C’est moi qui te dois tout.- Je

ET C A R O L T If E. \7

W’aî perju que des préjugés-, et cVst par toi que je suis époux , que je suis père. Ala Caroline , douterois-tu de probité ?

BazilE^ â Caroline^

JVeus iMisions ben,

C A E. O L I N E ^ comme par inspifdtion.

Charles opposons la force à la force. Un ami , un pro» tecteur nous ouvre ses bras. Le comte de Preval..,^ Charles.

Le comte de Fréval ! ...;

Caroline-,

T’estime j L’aime,

Gela ne 5e peut pas. CVst un homme saris mœur^i Caroline, effrayée^

Un homme sans mœurs.

Dui ÿ un homme sans mœurs.

Caroline, avec timiditék On dît qu’il a de la fortune.

Charles.

J1 en abusei

- C A R O L l N Kil J

b a crédi t.

A la faveur duquel il se déshonorci B A Z I L E.

Ah! mon Dieu!

C A R O L I N Êi îl t’offre l’un et l’autre.

Charles, avée un mourement de jaîousîèi Caroline, te ccnnoîL-il ? T’a-t’il vue ?

Caroline, avec douceur.

Non , mon ami ; mais il l’a envoyé un laquais..;

Ce n’est pas à moi que s’adresseroit le message,’

C’L’homme paroit pourtant de bonne foi;

Charles.

La maison du comte est une école de dissimulation et do ilbertinage,

Ah ! mon ami ^ que m’apprends-tu ?

Charles.

La vérité. Caché dans la foule , je vois, i’obserre, et j’enèénds. Les grands éblouissent le peuple : cependant ce peuple juge les grands^

'Caroline.

Los intentions du comte peuvent être pures. Il veut te protéger , te placer avatitageusement.

Sa protection excite mes mépris , ses bienfaits me révoltent. Ne m’en pariez, jamais.

, : .Caroline. '

Bazile ^. je devois suivre mon premier mouvement ( a so/i maii,^ Ma confiance m’a égarée. J’ai reçu une bourse..,,

One bourse du c&mte de Pré val ?

Caroline. ^ r- '

La voilà,

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