MORT DE GAY-LUSSAC
Cette même lettre nous apprend que, rentré chez lui, Gerhardt rédigeait une petite Chimie organique^ en un volume, format Charpentier, mais qui, pour des raisons restées inconnues, ne vit pas le jour.
Enfm, la même année, Gerhardt acceptait de collaborer au Dictionnaire de Bouillet pour les articles de chimie, de physique, de minéralogie, de mathématiques, ainsi que de ceux qui se rapportent aux sciences ou arts qui en dépendent, tels que les arts chimiques et industriels, pharmacie, toxicologie, météorologie, géologie, cristallographie, agriculture, mécanique, astronomie, cosmographie *. Mais ce n'était qu'un hors-d'œuvre à ses recherches ardemment poursuivies avec Laurent.
La fin de l'année 1849 et le début de 1850 n'apportèrent ^,^^^^^%^, aucune modification favorable dans la situation de Gerhardt. Au GÎ,y"Li8sac, contraire, la naissance d'une fille V venait augmenter ses ©niaiisso. charges.
Enfin, un événement survint, qui donna aux deux amis Tespoir que leurs travaux allaient recevoir la récompense si méritée.
Un savant qui pendant plus de cinquante ans avait illustré les sciences naturelles, et en particulier la physique, Gay-Lussac* le contemporain et compagnon de Thenard, s'éteignait dans la plénitude de sa gloire, le 9 mai 1850. Jusqu'à la fin, il avait gardé le culte de la science et son dernier mot avait été un regret de la quitter : C'est dommage de s'en aller, disait-il quelques heures avant son agonie, ça commence à devenir drôle!
Gay-Lussac laissait vacantes plusieurs chaires, entre autres