ECOLE DE CHIMIE PHATIQIE
rations et constructions à faire, j'y mettrai environ une somme égale.
Vous voyez d'après tout cela que je ne me soucie pas de retourner à Montpellier. Je ferai néanmoins les démarches pour qu'on me prolonge le congé jusqu'à la fin de Tannée scolaire, car si j'ai Tespoir de faire tout de suite les frais en ouvrant mon école le 1"" avril (j'ai déjà cinq élèves et deux de promis), j'aurai encore bien besoin des ir>8 francs avant de gagner un sou.
Le but de cette École de chimie pratique * était non seulement d'enseigner l'art du laboratoire aux jeunes gens qui se destinent aux sciences, à la médecine, à la pharmacie et à l'industrie, mais aussi de leur donner une instruction théorique développée dans des conférences et des cours spéciaux sur la chimie générale, la chimie organique, la philosophie chimique, etc. Les élèves les plus avancés avaient en outre les moyens de s'occuper de recherches destinées ii faire progresser la science et l'industrie, recherches qui seraient publiées dans un bulletin spécial qui, sous le nom de Joiamal de chimie pratique^ remplacerait les Comptes rendus de Gerhardt.
C'était certainement en France une véritable création nouvelle, conçue de la façon la plus intelligente et formant un groupe compact bien agencé susceptible de donner d'excellents résultats.
Gerhardt avait une telle conliance dans cette entreprise qu'il avait décidé de répartir entre les maîtres et les élèves les bénéfices qui lui paraissaient certains.
Gerhardt songea naturellement à aviser Liebig de sa nou- i.eiirc à i/icbif. velle situation et à faire appel à son concours. u création
•lo lecolo.
La dernière présentation pour le Collège de France, lui écrit-il 2, m'a mis, comme on dit, le feu sous le ventre... Quand j'ai vu l'Institut donner 35 voix à Balard, déjà professeur à la Sorbonne, — que bien des chimistes croient mort depuis longtemps, — et 11 seulement à
!. Voir aux pièces justificatives le programme de l'école (Lettre de Gerhardt à Liebig, du 21 avril 1851).