‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 150 sur 274 · Leltre de Gerhardt à Duaal, du 16 avril ISoL · texte numérisé non relu

Leltre de Gerhardt à Duaal, du 16 avril ISoL

des titres incontestables à, la chaire que je laisse vacante, par la manière distinguée dont il a rempli ses fonctions temporaires, et par les nombreux services qu'il a rendus à la science pendant son séjour à Montpellier.

Les collègues de Gerhardt * répondirent par une lettre collective pleine de sentiments d'affectueux regrets et de vœttxpour le succès du bel établissement auquel il allait consacre^' ses talents.

Chancel

successeur

de Gerhardt

à Montpellier.

Gerhardt tenait à cœur d'assurer k son ami Chancel sa succession à Montpellier, contre les intrigues de Louis Figuier, qui ne craignait pas d'employer tous les moyens pour y parvenir. A cette triste époque, les calomnies avaient les plus grandes chances de réussir : il suffisait d'être noté comme républicain pour être mis en suspicion et, au contraire, se donner comme ami de Tordre avec force recommandations de personnages agréables au pouvoir, pour être admis et servi.

Thenard tenait Figuier en mince estime et, au contraire, était favorable à Chancel, de sorte que Gerhardt, en allant solliciter auprès de lui pour son ami, n'avait pas eu de peine à le convaincre de sa valeur.

L'affaire de Chancel paraissait donc assurée, quand une dénonciation parvint au ministre, fort heureusement au moment où Chancel était à Paris, précisément en vue des démarches en cours,

Thenard, qui flairait la calomnie, prévint sans retard Chancel, pour lequel il avait demandé une audience au ministre afin de lui permettre de se disculper entièrement.

Le récit de l'entrevue de Chancel, le 14 mai, non avec le ministre, mais avec son délégué M. Lesieur, chef de division, nous a été entièrement conservé, écrit le soir même de la main de Gerhardt sous la dictée de son ami.

Ce récit est une preuve intéressante de l'inquisition à laquelle se livraient alors les agents de raulorité au moyen de subalternes trop heureux de prouver leur zèle par des raffinements de policiers sans vergogne.

1. Paul Gervais, Marié-Davy, Marcel de Serres, M. Legrand, Ed. Rocbe et Félix DuDal, le 28 avril 1851.

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