‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 173 sur 274 · M™* Gerhardt était partie trois semaines en Ecosse · texte numérisé non relu

M™* Gerhardt était partie trois semaines en Ecosse

concourir pour le fameux prix que tu sais (le prix Jecker). Nous verrons cola. Je tâcherai de le maintenir dans ces bonnes dispositions.

Il y avait, certes, plus qu'un compliment dans cette aimable intention du secrétaire perpétuel, le prix n'était pas h dédaigner.

Mais avec Gerhardt un travail en poussait un autre : son besoin d'activité ne lui permettait pas de s'arrêter. Chancel étant venu passer quelques jours avec lui pendant Tabsence de sa femme, ils convinrent ensemble du plan d'un petit ouvrage destiné h l'enseignement, portant leurs deux noms, pour remplacer le Frésénius* qui avait vieilli*. C'est là l'origine des deux volumes à' Analyse quantitative et A" Analyse qualitative de Gerhardt et Chancel qui parurent par la suite.

allemande Cependant, l'affaire du grand Traité n'était pas terminée : la

de Gerhardt publication du premier fascicule avait été accueillie avec faveur ^Wagner. eu Allemagne, et Liebig engageait vivement Gerhardt à en faire paraître une traduction allemande.

Telle est bien mon intention, lui répondait ce dernier', mais je réclamerai pour cela votre bienveillant concours. Les témoignages de sympathie que vous avez donnés récemment en ma faveur à Masson lors de sa visite, et pour lesquels je vous suis extrêmement reconnaissant, me font espérer que vous m'accorderez ma demande. Je voudrais avoir de vous, pour l'édition allemande, deux mots de préface : ils contribueront puissamment au succès du livre. Je voudrais ensuite, sauf votre approbation, donner à cette édition un cachet particulier, en y rétablissant ma notation qui est plus connue en Allemagne que chez nous, et dont je n'ai pas osé me servir dans l'édition française, afin de ne pas indisposer contre moi le monde officiel, avec lequel je suis aujourd'hui en assez bons termes.

Pensez-vous, Monsieur, que je puisse le faire, ou y voyez-vous des inconvénients? Je suivrai entièrement votre avis.

Quant au traducteur, il m'eût été agréable de l'être moi-même si je n'avais pas une peine infinie à écrire l'allemand, et que, d'ailleurs, la rédaction de l'original ne me prît elle-même déjà tout mon temps.

L Traduction de M. Sacc, professeur à Meuchàtel, ancien préparateur à l'École de pharmacie de Strasbourg.

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