‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 174 sur 274 · VISITE CHEZ LIEBIG A MUNICH · texte numérisé non relu

VISITE CHEZ LIEBIG A MUNICH

Si vous vouliez me mettre en rapport avec quelqu'un disposé à faire cette traduction, je vous serais obHgé.

Wagner*, de Nuremberg, m'a écrit il y a une quinzaine, pour mannoncer qu'il allait faire paraître une traduction chez Otto Wigand, à Leipzig, et, d'après ce que je viens d'apprendre de mon éditeur, cette traduction est annoncée dans le Bœrsenhalle. Mais Wigand devra y renoncer, car Didot, qui a une maison à Leipzig, y fera paraître l'édition allemande comme ouvrage original. Aussi arrêterons-nous la publication de l'édition française jusqu'à ce «lue nous soyons en mesure de faire paraître en même temps l'édition allemande...

Seriez-vous assez bon pour vous occuper un peu de mon affaire? Si vous aviez près de vous quelqu'un qui veuille entreprendre ce travail, j'en serais charmé. J'ai même grande envie d'aller vous voir c\ Munich pour en causer avec vous...

Cinq semaines après, le 8 décembre, Gerhardt se mettait eu , voyage effet en route. II venait d'apprendre que le prolesseur Rudoli chozUebig

*^^ . 1 '"^ Munich.

Wagner, sans attendre son autorisation, mettait en vente la première livraison d'une traduction, alors qu'après entente avec Liebig, (lerhardt avait chargé le D"* Julius Lehmann de traduire son ouvrage*. Il n'y avait pas de temps ii perdre pour débrouiller cette affaire*.

Après un relais h Stuttgard le 9, où Gerhardt eut le temps do voir son confrère et ami le professeur Fehling, il arriva le 10, à dix heures du soir, à Munich.

Je suis enchanté de l'accueil que m'a fait Liebig, écrivait-il le 13 à sa femme; il m'a fait les h nneurs de Munich, m'a mené partout voir les monuments, etc.

Liebig est indigné du procédé de mon traducteur, et il lui a aussi

1. Rudolf Wagner, professeur de chimie à l'Ecole royale polytechnique, à Gerhardt, 8 septembre 1853.

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