‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 179 sur 274 · NOUVELLES ATTAQUES DE LIEBIG · texte numérisé non relu

NOUVELLES ATTAQUES DE LIEBIG

mois qu'il va me faire nommer, me présenter au ministre, etc. Il est évident pour moi qu'il ne fera jamais rien. 11 se donne Tair de me protéger, parce qu'en définitive il n'a pour le moment aucun motif de dire du mal de moi, mais c'est une planche pourrie *.

En effet Dumas, ancien ministre, sénateur, ami particulier de l'empereur, qui venait de le nommer président du Conseil municipal, était tout puissant, et il lui était facile de réaliser une promesse qu'il avait formellement faite h Gerhardt, en septembre 1844, celle de le nommer h la première chaire de pharmacie libre h Paris. On se rappelle que cette promesse avait décidé celui-ci h se présenter aux examens de TÉcole de pharmacie de Strasbourg.

Ici comme tant de fois Gerhardt échoua contre la coalition des mauvaises volontés.

La persistance de ces échecs, ajoutée h la lourde tâche de Nouvelles conduire les travaux de son «Ecole», dont il ne tirait guère de deLiebîg. revenus, au travail acharné de la publication de son grand Traité et de la poursuite au laboratoire de recherches sur lesquelles il fondait des espérances très grandes (transformation de la glucose en sucre de canne considérée comme l'anhydride de la glucose) ^ ce labeur considérable ne fut pas sans agir sur la santé de Gerhardt.

D'autre part, assez brusquement, le journal de Liebig* avait publié un article de Kolbe où sa personnalité était traitée avec un singulier manque de convenance, et Gerhardt avait réclamé avec sa verve accoutumée auprès de Liebig :

Libre à chacun d'attaquer mes opinions et mes expériences*; j'ai donné moi-même assez souvent l'exemple de l'attaque pour ne point pouvoir contester ce droit à autrui. Mais il me semble aussi, par mes travaux et mes efforts de chaque jour, mériter pour ma personne des

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