‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 191 sur 274 · Lettre de Gerhardt à Cahours, du 1" novembre · texte numérisé non relu

Lettre de Gerhardt à Cahours, du 1" novembre

me retient mon premier mois de traitement, et de plus, comme vous savez, on m'a fait une forte retenue pour avoir quitté après avoir terminé mes cours en été, sans autorisation écrite. Je suis donc bien gêné, et ne peux même pas meubler toute ma maison. Outre Dumas, Balard et Pelouze sont commissaires. Seriez-vous assez bon pour faire aussi une démarche auprès de ces deux messieurs?

Je compte envoyer prochainement une note sur mes chlorures d'amides. Vos résultats sur les combinaisons propyliques me plaisent beaucoup à cause de la confirmation de mon idée qu'un seul et même corps peut avob' plusieurs formules rationnelles.

Six semaines après, celte démarche n'ayant pas élé faite. Gerhardt la renouvela en s'adressant lui-même h Wurtz.

Strasbourg, 13 décembre 1855.

J'éprouve le besoin de vous remercier du tact et de la discrétion avec lesquels vous avez rendu compte, dans les Annales^ du dernier travail de Liebig sur les mellonures. Comme j'ai résolu de ne pas répondre à ses grossièretés, je suis charmé que votre article me permette de persister dans ma résolution.

J ai aussi un service à vous demander, et je compte sur voire obligeance pour que vous me le rendiez. M. Dumas a entre les mains depuis plus de quatre mois mon grand mémoire sur les Amides : il m avait promis au mois d'août de faire le rapport tout de suite; cela m'eût élé agréable, d'abord à cause de la présentation que la section doit faire pour une place de Correspondant,, ensuite parce que ce rapport eût pu être l'occasion d'une demande de subvention pour la continuation de mes travaux. Je renonce aujourd'hui à l'espoir d'obtenir jamais ce rapport. Seriez-vous assez bon pour insister auprès de M. Dumas afin que mon rapport soit envoyé aux Annales *. Je suis dans une grande inquiétude, car je n'en ai pas de copie ; vous comprenez combien me serait sensible la perte d'un travail qui m'a coûté tant de peines à faire et à écrire. Il y a dans ce mémoire bien des faits que je n'ai même pas publiés en extraits dans les Comptes rendus, de sorte qu'un plus grand retard m'expose aussi à perdre tout le fruit de mon travail.

M. Dumas m'avait aussi promis de me faire obtenir, dans ma nouvelle position, tout ce qui pouvait favoriser mes travaux. Il s'agissait de centraliser les laboratoires sous ma direction. Il parail qu'il n'en est plus question : bien mieux, je suis en instance pour

i. Ce rapport fut inséré aux Annales de 1856, t. XLVJ, p. 129.

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