DÉCORATION
obtenir un garçon de laboratoire à la Faculté, et je n'ai pas de chance pour l'obtenir, car on vient de supprimer à TÉcole de pharmacie Taide-préparateur (pour économiser 500 francs I), de manière que le préparateur a maintenant cinq cours à préparer. Et la chaire de chimie de la Faculté de médecine a deux préparateurs et un garçon! n'est-ce pas déplorable?
Gerhardt recommençait donc ii subir le même système de Ddcoration. petites persécutions et de iésineries, après avoir eu toutes les promesses les plus brillantes, la suivante entre autres :
Puisque vous êtes si obligeant, écrit-il de nouveau à Wurtz, le 5 janvier 1856, permettez-moi d avoir recours à vous pour une autre affaire : il s'agit de rappeler à M. Dumas une ancienne promesse; vous savez qu'il est un peu oublieux. D'après ce qu'il m'avait dit au mois d'août dernier, je m'attendais à trouver mon nom parmi les promotions que le Moniteur a données à l'occasion du jour de l'an. Je suis le seul d'entre mes contemporains, ayant publié des travaux, à qui l'on n'ait pas encore donné ce certificat d'honorabilité*.
Il n'a qu'à vouloir pour que la chose soit faite, on me l'a dit cent fois déjà.
Vous trouverez souvent mentionné dans mes Généralités votre excellent travail sur les radicaux mixtes; je compte les donner à l'impression dans un mois, six semaines. Dieu merci! cette affreuse rédaction sera finie alors, et je pourrai me remettre avec une nouvelle vigueur à mes travaux de laboratoire.
Wurtz venait d'être victime d'un grave accident de laboratoire où il faillit perdre un qmI; il fut plus de deux mois à s'en remettre et ce ne fut que vers le milieu de mars qu'il put voir l'illustre sénateur- et lui rappeler la promesse faite à Gerhardt. Dumas répondit qu'il n'avait pas trouvé le ministre aussi favorable qu'il aurait pu le désirer, et qu'il ferait de nouvelles propositions, qui d'ailleurs n'aboutirent jamais.
Entre temps, Cahours avait tenté de voir les autres membres
1. En 18i9, lors de la promotion de Gaultier de Claubry comme officier de la Légion d'honneur, par son « ami ef ancien condisciple » de Falloux, ministre de rinstniction pubUque, la Revue scientifique (t. V, 3^ série, p. 273 et 305) de QuesneviUe faisait ressortir que des savants comme Lon^tchamps, Dubrunfaut, Millon, Baudrimont, Reisel, Gerhardt, et biep d'autres, n'étaient même pas décorés.