TRAVAUX POSTHUMES
discuter de suite les bases d'une société destinée à améliorer des situations ainsi brisées.
Le mardi suivant, il réunissait h sa table ses amis éminents, et le même soir chacun acceptait avec enthousiasme un poste d'honneur pour collaborer à cette grande pensée et suivre ce chef si bien inspiré, en fondant la Société de secours des Amis des sciences K
Le vénérable et bon vieillard, qui recommandait naguère — peu de mois auparavant -^ h Gerhardt de protéger les jeunes gens en manière de servir la science, avait voulu ainsi la servir encore lui-même en couvrant de sa protection les êtres aimés que les savants laissaient derrière eux, sans fortune.
Combien, depuis lors, ont ressenti les bienfaits de ce grand cœur! combien arrachés aux affres de la pauvreté, qui inscrivent son nom sur les tablettes sacrées de la reconnaissance !
Gerhardt avait heureusement terminé jusqu'à la correction Travaux
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même des épreuves de la table des matières de son Traité * ; il ne restait plus qnh donner le bon à tirer après examen des placards corrigés. Ce fut un de ses élèves, Ch. Drion, ancien élève de TÉcole normale, trop tôt enlevé lui aussi à la science, qui se chargea de ce soin.
Le dernier fascicule comprenait précisément ce qui peut être regardé comme le testament scientifique de Gerhardt, ses fameuses Généralités, en quelque sorte la synthèse de ses conceptions de la chimie, sur laquelle il avait fondé l'espoir de ses futurs travaux et par laquelle il espérait forcer l'admiration de ses adversaires. Elles sont comme le couronnement de son oeuvre et constituent son principal titre de gloire.
Il laissait aussi, mais inachevées, des études de laboratoire éparses dans son journal d'essai. Les notes furent envoyées h Cahours, qui deux ans après les fit insérer comme Mémoire posthume de Gerhardt au volume LUI (p. 302) des Annales de chimie et de physique.
i. LeUre de M"^« la baronne Thenard.
2. Sauf la 5» partie qui devait renfermer des documents physiologiques, la chimie végétale et la chimie animale.
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LA VIE DE CKAlîLES GEltHAnDT
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Vau (iEUHAUDT fils.
1. Au ciiiieliLTe Sninte- Hélène, dans I*allé« qui Iûd^i? In roule de BiâL-h ailler.
2. \\ ui Jz, ilaus l'éloge qull prononça en 1S62, dit que le monument funéraire eovoyé d*Écosse, par les soins de M'"'' Gerhanlt, sombra dans une teiupêle. Rien lie plus exact. Un second fut coniuiandé, et échappa celle Fois non plUîf seulenieul auK tempêtes de l'Océan» ruais  Touragen du bombardera eut de Straibourg 60 181fl*