Lettre du 9 octobre
5. Thomas Grabam, né à Glasgow le 20 décembre 1805, mourut à Londres le
serait une garantie assurée pour le succès du journaL Tous mes efforts tendraient à me rendre digne de Thonneur de travailler sous votre patronage. L'amitié que vous m'avez toujours témoignée me fait espérer que de votre côté, Monsieur, vous ne refuserez pas de me prêter votre nom. Certes il suffirait à lui seul, mais comme les travaux de Suède et d'Angleterre doivent également trouver place dans le journal, j'ai pensé que quelques mots bienveillants écrits par vous à ces Messieurs, les engageraient peut-être à appuyer mon entreprise. Je compte en faire l'ouverture à M. Dumas ; cependant, avant d'en parler c\ lui et à Crochard, vous serez bien assez bon pour me donner à cet égard vos conseils. Si vous croyez que mes projets méritent quelque attention, je vous serais bien obligé si vous vouliez dire vous-même deux mots au libraire pour l'engager à cette affaire.
La réponse de Liebig* fut de tout point favorable :
En ce qui concerne la publication d'un journal sur le plan que vous me soumettez, je trouve l'idée et le but parfaits. J'en écrirai à Graham et à Berzélius, et je pense qu'ils seront disposés à prêter leur nom; quant à moi, vous pouvez y compter.
Mémoire
sur rhellénine.
(.Mémoire
sur la constitution
des sels organiaues
à aciaos
complexes
et leurs rapports
avec les sels
ammoniacaux.
La fm de Tannée 1839 et le commencement de i840 n'apportèrent rien de nouveau au jeune et énergique travailleur, qui poursuivait la publication de l'ouvrage de son maître en y apportant une véritable collaboration, soit de ses propres idées ou découvertes, soit des faits nouveaux qu'il récoltait partout.
Dans une quinzaine de jours, écrit-il le 16 février 1840*, j'espère bien que le premier volume sera terminé... Tout le monde attend avec impatience la mise en vente du premier volume. Je crois qu'eu Allemagne on devra en placer également à cause des nombreux changements et des additions importantes qui la distinguent de l'édition allemande. Dans les trois dernières feuilles j'ai ajouté, de mon propre chef, l'action du chlore sur les composés méthyliques, d'après
11 septembre 1869. Après avoir étudié à Glasgow puis à Edimbourg sous les professeurs Hope et Leslie, et succédé au D»" Clark comme cooférencier de chimie dans cette ville, il fut appelé à Londres en 1837 à la chaire de chimie de l'University Collège, puis enfin nommé directeur de la Monnaie en 1855 à la place de sir John Ilershel.