‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 29 sur 274 · Lettre de Gerhardt à Liebig, du 16 février · texte numérisé non relu

Lettre de Gerhardt à Liebig, du 16 février

GERHARDT ETUDIANT A PARIS 4i

le mémoire de Regnault*; raeélate d'oxyde d'amyle d'après une note que M. Cahours m'a remise; enfm une observation que j'ai faite moimême sur la combinaison de l'huile de pommes de terre avec le bichlorure d'étain. Malheureusement, pour le moment je n'ai pas de laboratoire à ma disposition.

Ainsi, toujours la môme plainte, qui reviendra, sous tant do formes diverses, retentir comme une triste mélodie dans le chant de la destinée. Cependant le mémoire sur Thellénine paraît enfin* : Résultats bien incomplets ^ il est vrai^ mais que l'on jugera avec indulgence^ à cause de la petite quantité de substance que f avais [50 grammes!),

M. Dumas lui promet un rapport à l'Institut sur ce petit travail et l'engage à faire imprimer un autre mémoire oii la théorie des substitutions trouve un habile adepte : Sur la constitution des sels organiques à acides complexes et leurs rapports avec les sels ammoniacaux^.

Ce n'est pas ici le lieu d'exposer les idées contenues dans ce mémoire; le jeune savant se défend d'y avoir fait la moindre hypothèse et affirme à son maître * qu'il s'est exclusivement renfermé dans les faits.

Si j'avais été dans une position plus heureuse, ajoute-t-il, j'aurais gardé cette discussion pour moi; mais comme il n'y avait que ce moyen-là pour me pousser et que M. Dumas lui-même s'est exprimé favorablement à cet égard, j'ai publié ce mémoire, au risque de paraître prétentieux aux yeux des personnes qui ne me connaissent pas.

Mais cette faveur nouvelle de M. Dumas n'allait pas sans un sacrifice qui devait coûter à l'ardent chercheur :

Le journal dont je vous ai entretenu ^ et qui devait avoir pour but de propager les travaux de l'Allemagne et de l'Angleterre a rencontré

1. Renault (Henri- Victor), né à Aix-la-Chapelle le 21 juillet 1810, mort à Paris le 19 janvier 1878. Élève à l'École polytechnique en 1830, sortit comme ingénieur des mines. Nommé professeur de chimie à TÉcole polytechnique en 1840 et membre de l'Académie des sciences en remplacement de Robiquet, la même année; il reçut en 1841 la chaire de physique au Collège de France. Eu 1854, il fut nommé directeur de la manufacture de Sèvres.

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