Lettre de Gerhardtà Liebig, du 9 juillet
Travail
eu commun
avec Gahours
sur les huiles
essentielles.
Succ«^s
à l'Académie
des sciences,
le 30 novembre
données chimiques, il menait tout de front, sans négliger son grand travail de traduction des manuscrits de Liebig, sans négliger sa préparation aux autres grades universitaires qu'on le pressait d'acquérir.
Le volume entier de 1840 et une partie du volume de 1841 sont, sous la signature Z, à peu près complètement Toeuvre de Ch. Gerhardt pour ce qui concerne la chimie (environ 48 articles).
Au moment des vacances, un rayon de soleil vient réchauffer Tespérance du jeune chimiste.
Depuis le mois de septembre 1839, c'est-à-dire depuis l'achèvement de ses recherches sur l'hellénine, il n'avait pu trouver de place à un laboratoire * — fait extraordinaire qui jette un bien triste jour sur l'usage que les maîtres pouvaient faire de ceux qu'ils étaient censés diriger. — Heureusement, Cahours était engagé dans des recherches assez voisines de celles de son ami Gerhardt pour qu'il y eût grand intérêt à ce que leurs efforts fussent réunis.
Pendant les trois mois d'août, de septembre et d'octobre 1840, ils travaillèrent sans discontinuer au laboratoire du Jardin des Plantes et présentèrent le 30 novembre suivant à l'Académie des sciences le résultat de leurs travaux sous la forme d'un mémoire sur les huiles essentielles, qui eut les honneurs d'une lecture publique*.
L'effet de cette séance sur les commissaires Thenard, Dumas et Regnault fut extrêmement favorable au jeune chimiste, qui s'empressait d'en rendre compte à son maître Liebig * :
Nous avons souvent parlé de vous ces jours-ci. Les chimistes de Paris me traitent avec une certaine déférence depuis qu'ils savent que je vous compte au nombre de mes protecteurs. C'est là un titré