EXAMENS DE LICENCE ET DE DOCTORAT
que peu de Français ont à faire valoir, et je suis heureux de pouvoir vous annoncer qu'il a une grande part dans mes succès. Toutes les fois qu'il s'agit de rAllemagne, on me consulte, on veut savoir votre avis, de sorte que j'ai déjà acquis par là une certaine réputation, dont naturellement le mérite vous revient.
Ainsi, pour un peu de succès longtemps attendu, le jeune homme est si heureux qu'il se répand en sentiments de gratitude et fait hommage à son maître de la faveur dont il jouit. Les promesses qu'on lui fait semblent déjà des récompenses :
Il n'est plus question de moi pour Sèvres, mais d'une place infiniment plus avantageuse au Collège de France... Frémy *, comme vous savez, a remplacé Péligot à l'Ecole polytechnique. Deux candidats se présentent pour le Collège de France : Millon et moi. Cette place est promise à Millon par M. Thenard depuis plus de deux ans. Mais, par bonheur pour moi, ce concurrent va entrer comme professeur au Valde-Gràce, de sorte que M. Thenard est entièrement disposé à me nommer. J'ai à me patienter encore pendant un mois ou six semaines.
Entre temps, il prépare son second mémoire avec Cahours, Ex&mens sur les huiles essentielles dont les recherches sont terminées ; et de doctorat puis, s'enfermant dans sa chambre, à Thôtel du n° 13 de la rue même semaine.
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Kacme, qui existe encore, il consigne sa porte, même à ses de chargé amis intimes, et travaille avec ardeur ses examens de licence à la Faculté et de doctorat, bien entendu sans néerlierer ni sa traduction de do Montpellier,
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\ Introduction de la chimie de Liebig que celui-ci lui a demandée après coup, ni ses articles pour la Revue de Quesneville.
Le résultat de ce labeur acharné fut, à cinq jours de distance, les 3 et 8 avril 1841, la conquête du diplôme de licencié es sciences et du diplôme de docteur*.
Précisément à ce moment la chaire de professeur à la Faculté des sciences de Montpellier était devenue vacante*; M. Dumas
. 1. Frémy (Edmond), né le 28 février 1814, à Versailles, mort le 2 février 1894. Préparateur de Pelouze en 1831 à TÉcole polytechnique, où il le remplaça comme professeur en 1843, il fut, la même année, nommé suppléant de Gay-Lussac au Muséum, puis fit en 1830 un cours à l'École centrale. Il remplaça en 1857 Thenard à rAcadéuiie des sciences.