‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 56 sur 274 · Lettre de Cahours à Gerhardt, du 3 octobre · texte numérisé non relu

Lettre de Cahours à Gerhardt, du 3 octobre

2. Traduction de la lettre de Liebig à Gerhardt, du 2 novembre 18 i2.

3. Pelouze Théophile-Jules), né à Valogne (Manche), le 26 avril 1807, mort à Paris le 1" juin 1867. Élève du laboratoire de Wilson, à Paris, dirigé par Gay- Lussac et Lassaigne, nommé, en 1830, professeur de chimie à Lille. Visite Liebig en 1836, avec lequel il découvre l'élher œnanthilique. En 1837, membre de TAcadétnie des sciences et suppléant de ThenarJ à la Sorbonne, puis remplaçant do Dumas à l'Ecole polytechnique. Depuis 1833, essayeur de la Monnaie et président de la Commission des monnaies en 184S. Il fonda, en 1846, un laboratoire de chimie, qui fut florissant quelque (emp«.

blessent tout le monde. Excusez-moi si je vous importune avec ces choses, mais nous sommes en relations intimes ensemble, et c'est un désir naturel de ma part de vous voir monter le plus haut possible; or, cela ne se peut pas si vous vous faites des ennemis de tous ceux qui peuvent vous aider. Les amis qui vous applaudissent sont dans la même situation que vous et ne peuvent pas vous rendre de services utiles.

Cetle lettre, dont on ne peut contester Tesprit fort amical, parvint à Gerhardt à Montpellier, où il venait de rentrer plus tranquille à la suite d'un aveu de M. Dumas lui-même, que les querelles suscitées par Tlnstitutà propos de son dernier mémoire étaient seulement un prétexte pour jusliiier un acte d'injustice prémédité, en faveur d'un intrigant qui avait postulé sa chaire * !

Ainsi, de misérables questions personnelles agitaient Taréopage de la science au moment précis où de nouvelles et importantes découvertes apparaissaient au monde, secouant les fondements des vieilles idées et remettant en question les solutions anciennes; tant il est vrai que les sciences naturelles sont en perpétuel recommencement, tant il est vrai que leur évolution suscite de passions mesquines !

Conflit Pendant sa présence à Paris, au moment môme où il soule-

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vait un si formidable orage dans l'olympe de la chimie, Gerhardt voyait s'accentuer un conflit entre lui et son collègue Laurent^ professeur de chimie à la Faculté des sciences de Bordeaux, sur le sujet de l'identité des acides draconique et anisique. On se rappelle que l'année précédente, dans une lettre à Cahours, Gerhardt avait attiré l'attention de ce dernier sur ce fait, qui mettait aux prises les deux savants, dont, d'ailleurs, il corrigeait les formules : or, les assertions du jeune chimiste ne pouvaient pas être admises ainsi par Laurent sans bénéfice d'inventaire. Laurent*, de huit années plus âgé que Gerhardt, avait eu des

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