‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 60 sur 274 · CONFLIT AVEC LAURENT · texte numérisé non relu

CONFLIT AVEC LAURENT

la science : le premier choc ne pouvait que les forcer à se reconnaître, à se mesurer, puis à s'imir, en raison de la loyauté parfaite de leurs caractères, pour combattre ensemble.

Gerhardt reprit à Montpellier ses anciennes habitudes de jemarrage. travail, auxquelles il ajoutait la surveillance de son jeune Maladie frère Adolphe, qu'il avait ramené avec lui pour lui faire préparer ses examens de Saint-Cyr*.

Son discours d'ouverture, la 18 novembre, eut quelque succès, comme pour compenser ses récents déboires; mais on était frappé d'un certain changement dans son allure, la correction de sa mise plus soignée que d'habitude, et la fréquentati(m de certaines familles avec un zèle qu'il n'était pas facile d'attribuer seulement à la nécessité de dérouiller son jeune frère au contact du monde. Et puis, le cours semblait plus intéressant, les paroles paraissaient vibrer davantage: l'homme qui va au-devant d'un bonheur ne s'exprime pas comme un autre; il se trahit de mille manières, et le monde s'amuse de ce qui se cache au fond de cette âme.

En fait, c'était un mariage qui se préparait :

C'est probablement par cet acte si important que couunoneora pour moi l'année 18i3, écrivait-il à son maître et contident Liebig*; chez nous, rUniversilé se ressent encore du gouvernement impérial, et elle tyrannise ses membres jus([ue dans leur vio privée : c'est ainsi 4[u'elle m'a fait la guerre pour quelques peccadilles de la nature de celles dont tous les célibataires se rend(Mit coupables. Je vais donc me marier pour faire taire les mauvaises langues.

Le pauvre garçon devait, en cela comme en tant d'autres rêves, subir une désillusion : pour des causes que le ca»ur ne connaît point, h» mariage n'eut pas lieu : Je suis drgovtr de voir y écrivait-il à son demi-frère % que les hommes considèrent la femme comme une marchandise et le mariage comme un marché. Mais ce ne fut pas tout, l'épreuve était au-dessus de ses forces. Lui, dont l'activité ne connaissait |)as d'obslacles ilans le travail, qui avait une vivacité d'attaque aussi bien

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