‹ Charles Gerhardt; sa vieChapitre 61 sur 274 · Lettre de Gerhardt à Lobsteio, du 10 janvier · texte numérisé non relu

Lettre de Gerhardt à Lobsteio, du 10 janvier

qu'une force de résistance considérable dans les discussions scientifiques, môme lorsqu'elles dégénéraient en personnalités, il avait Texquise sensibilité d'une femme pour tout ce qui touche au canir, et la douleur morale réagissait sur sa nature avec une intensité excessive.

Ayant cru trouver dans le bonheur intime du foyer des compensations aux déboires sans nombre dont il avait été accablé, et à la méconnaissance des efforts surhumains de travail qu'il avait produit, le choc de la désillusion faillit l'emporter : il tomba dangereusement malade d'un catarrhe rhumatismal localisé dans la tête et dans la région cardiaque ^

Convalescence. La même lettre du 8 décembre à Liebig, où Gerhardt jetait contre Laurent son exclamation : Cesi un fou! annonçait aussi son très prochain mariage, et nous avons vu depuis la déplorable conclusion de ce roman h peine ébauché. Il faut croire qu'elle suivit de fort près cette lettre, car lorsque Gerhardt fut en état d'écrire, le 1'''' janvier 1843, à son ami Cahours, il l'informait qu'il y avait trois semaines qu'il gardait la chambre. Il se releva, grâce aux soins intelligents et dévoiu'^s du D^ Lallemand*.

A Theiire qu'il est', cela va un peu mieux, mais ce qui me désole, c'est d'être obligé de suspendre encore longtemps mon cours et mes travaux de laboratoire.

Mes collègues sont pleins de prévenance pour moi : mon doyen* surtout, qui m'aime comme un père, m'a instamment prié de me ménager et de ne pas m'inquiéter de mon cours. Pour me prouver tout rintérèt que mes collègues me portent, ils vont demander au ministre de faire la présentation, de sorte que la chaire étant déclarée vacante pendant trois mois, je serai présenté au bout de ce temps à l'unanimité. Pourvu que Thenard ne me joue pas de mauvais tourl Quand nous eu serons là, je vous le dirai. En attendant, veuillez dire

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