M. Bricogne jeune, remplacé pir M. Portails
4. M. Théry, docte ir es lettres, proviseur du collège royal de Versailles, nommé recteur de r Acidéuiie de Montpellier, par décret du 2 octobre 1844.
mais des amis le mirent de force en sûreté, pendant que la bande, continuant, se rendait à son domicile, rue En-Barrat, où la police finit par la disperser, non sans peine, au milieu des rires excités par Ténergie comique de la cuisinière, qui menaçait les assaillants de son potage brûlant.
Mêmes scènes le 27, au cours de physique du nouveau professeur Marié-Davy. Mais cette fois, absence totale du recteur. Gerhardt assistait son collègue.
Tant qu'il ne s'était agi que de lui-même, Gerhardt avait gardé une contenance digne et calme : mais lorsqu'il vit son collègue bafoué par les étudiants et lâché par l'autorité, il ne put plus se contenir, se lança à la tribune et s^écria : Que ceux qui veulent s* instruire restent! Que ceux qui ont des reproches à faire aux professeurs se montrent eux-mêmes! Il y a de la lâcheté à se cacher ainsi! De telles paroles n'étaient pas faites pour ramener le calme. Le doyen Dunal fut obligé de faire évacuer la salle.
Montée à ce degré, devant celte impuissance qui paraissait étrangement voulue de la part de Tautorité académique, l'effervescence ne pouvait qu'atteindre des proportions dangereuses : en fait, le renouvellement du tapage le 29, au cours de Marcel de Serres, nécessitait une solution rapide. Sortant de l'Académie, les professeurs, leur doyen en tête, se rendirent chez leur collègue Gerhardt, qui déjeunait, et le supplièrent de se rendre immédiatement à Paris exposer l'affaire l\ l'Institut et au ministre : Gerhardt, sans perdre une minute, rédigea sa demande de congé et n'eut que le temps de monter dans la malleposte de midi (21) novembre 1845).
Gerhardt Aussitôt arrivé à Paris, le 2 décembre, à trois heures de l'après-
à Paris, . . . . , .
dôcombrc i8i5. midi, Gerhardt se mit en courses, vit Dumas, qui l'accueillit avec une bienveillance toute paternelle et promit chaleureusement son appui : il lui avait d'ailleurs apporté, comme entrée en matières, les résultats de ses récentes recherches sur le poids atomique du chlore ^ qui confirmait ses idées.
1. Comptes rendus de V Académie des sciences^ 1845, « Sur le poiJs atomique du chlore. »