Charles Guérin [microforme]
OUT le monde au Canada convaissait le titre du roman Œ: ‘ de M. Chauveau, Charles Guérin, mais bien peu de perà
à || , . + + + 1] sonnes l'avaient lu parmi la jeune génération.
r'& de Il y x déjà longtemps que cet ouvrage me devenu
introuvable dans le monde de la librairie. L'auteur en fit page raître la première partie en 1846-47, dans l’Albuan de la Revue Canadienne, publié par M. Letourneux, à Montréal. En 1852, M. Cherrier en donna une édition régulière et complète, par livraisons mensuelles. Les fascicules eurent une cireulation considérable à Québec et à Montréal ; mais ils volèrent de main en main, s’éparpillèrent deçà et delà, et rares furent les coliectionneurs qui les firent relier en volume.
Ce roman de mœurs canadiennes de M. Chauveau obtint un succès remarquable.
Plus d'une lectrice à versé des larmes en lisant les feuillets navrants et exquis du journal de Marichette, la charmante “fille d’habitant” trop longtemps oubliée par Charles Guérin, l'étudiant en droit de Québec.
Le problème résultant de la situation de la race conquise (disons cédée pour ne déplaire à personne), en face de la race conquérante, est posé de main de maître dans ce roman dont certaines pages semblent ne dater que d'hier.
L'auteur reçut, dans le temps, de nombreuses félicitations. M. de Puibusque, qui avait connu M. Chauveau à Québec, s'intéressa particulièrement à cette œuvre, et il la fit connaître autour de lui.
Parmi les témoignages flatteurs que reçut le jeune écrivain, se trouve la lettre suivante, du comte Charles de Montalembert, que l’on à bien voulu me communiquer. Elle est datée de la Roche-en- Breny,—nom qui rappelle d’ardentes polémiques, —et remonte au temps où la poste ne transportait d'ordinaire, —et à grands frais, — que des colis de poids minime.. Ceux qui ont lu les ouvrages de Madame Craven reconnaîtront, dans certains passages de cette lettre, l’homme au cœur souffrant que fut toujours l’illustre défenseur de la liberté de l’enseigneinent en France.
LS