‹ Charles Guérin [microforme]Chapitre 13 sur 94 · RÉ DES · texte numérisé non relu

RÉ DES

selon nous, en vaut bien une autre. Pressé par sesamis, Gont l’un surtout ne voyait de salut possible que dans l'américœnisation, À leur expliqua comment, tout patriote ardent qu'il était, il voulait laisser accroître et décupler notre population, il voulait laisser faire son éducation et politique et matérielle, avant de la mettre en contact aves les millions d'Anglo-Saxons qui peuplent les États-Unis. Une vive discussion s'engagea entre nos rois hommes d'État, et à travers des objections sans nombre, les élans patriotiques des jeunes amis allèrent souvent au delà des bornes de la simple prudence. Mais c'était sans aucun danger immédiat, et l'ordre de choses d'alors, qui ne valait guère mieux que celui d'aujourd'hui, ne fut pas le moins du monde ébranlé par cette lutte à huis clos.

La conversation dont nous n'avons pour bien dire reproduit que le prélude,se prolonge si tard que notre héros fut obligé de sortir pour demander à son hôtesse un bout de chandelle, que celle-ci ne lui donna qu'en grommelant. Cette circonstance fit soupçonner à M. Voisin qu'il était temps de se retirer ; et, en partant, il invita Charles à le visiter souvent et sans cérémonie.

CATENACCLINY SR

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