DE BEAU-PÈRE A GENDRE
L était dit que notre héros marcherait ce jour-là de surprise en surprise ; car, en rentrant chez lui, il aperçut, tranquillement assis dans sa chambre, M. Wagnaër lui-même. Il fit deux pas en arrière, et l’air consterné qu'avait dans ce moment ce visiteur inattendu, l contribua autant que tout le reste à 7 7 ja l’étonnement que Charles manifesta.
; VA! : 4 Ag, j L # Les premiers saluts échangés, il ne ‘ / F A à . CYR
/ put s'empêcher de lui dire :
‘ —Mais comment, M. Wagnaër, vous [ie n'avez pas encore vu mademoiselle Clorinde? Je l'ai rencon- Fou trée, 11 y a un instant, elle paraît vous croire à la campagne. F1; 2 . 2 Læ)]
—-Ne m'en parlez pas! cette pauvre enfant, je suis si | occupé, tellement tracassé, que je n'ai pas encore eu le temps de la voir. Je n'ai fait, depuis que je suis ici, que ? t ?
des affaires, et ce sont encore les affaires qui m’amènent
chez vous. Des affaires, jeune homme, des affaires ! Ca
ne se fait pas comme on veut, par le temps qui court. Il y a de quoi se pendre rien qu’à y songer. L'argent, ça ne se connaît plus. Les billets de banque, ça ne se voit plus. Les billets promissoires, ça ne s’escompte plus. Il n’y à jamais l eu une crise semblable. On saignerait aux quatre membres : le bonhomme Shouffe, le plus vieux et le plusriche des Juifs À du pays, qu’il ne trouverait pas un denier à nous prêter.
—Oh! mais, M. Wagnaër, ce n'est pas vous qui devez L. vous plaindre... !
— Hum ! jeune homme, vous en parlez bien à votre 4 aise. Ca n’est pas moi qui dois me plaindre. Non, sans Ë
doute, j'ai de magnifiques propriétés, un grand commerce,
ans
res era bé FER