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— [L'autre soir en sortant de la soirée de madame Wilbv, J'ai ramassé cette petite croix près du seuil de la porte. J’allais demander à quelques dames qui sortaient si elle Leur appartenait, lorsque je lus distinctement ces lettres C. W. et la date 22 juin 1822. Je fus frappé de vosinitialeset je vous cherchai ; mais vous veniezde partir.
—C'est bien étrange que ce soit vous qui me remettiez cette petite croix ! Je l'ai bien cherchée et j'ai été bien en peine. Je suis doublement heureuse de la retrouver de cette manière. Cela me paraît un heureux présage.
—Que veut donc dire cette date” Et quel mystère y a-t-11? — Vous saurez cela plus tard, répondit Clorinde tristeent. Puis elle ajouta vivement :
—Îrez-vous demain chez madame Norton ?
— Est-ce que vous y serez ?
—Oui, je compte y aller &« monsieur Voisin qui ne votre ombre.
Si vous venez, n'amenez point se sépare pas de vous plus que
—Mais pourquoi done ? Quel mal vous fait ce pauvre garcon,qui chantecontinuellement voslouangesetles miennes?
—Il ne me plaît pas.
—Oh ! cela est péremptoire : c’est un homme jugé et condamné. {ne vous plaît pas ! 11 faut le tuer, je pense ? —[1 est cependant bien poli et bien aimable, ce monsieur, remarqua madame L.... De nos jours où les jeunes gens ne portent leurs attentions qu'aux demoiselles à marier et sont même peu courtois pour les mamans, et les dames qui ne dansent point, je l’ai trouvé plein d’égards et d’une politesse tout à fait de bon genre.
Charles sut trouver quelques paroles convenables et assez galantes pour expliquer les attentions dont parlait la dame de la maison, après quoi il prit congé d’elle et de
Clorinde.
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