Préface de cet Examen, pp. 13 et
bidistes, ces « cliniciens verbaux », qui sont aussi des officiers de l'état civil de la langue. N'enregistrent-ils pas des « naissances » et des «enterrements»'? Si les dictionnaires sont « si mal faits», il ne les en rend pas responsables.il en impute en grande partie la faute à notre alphabet, qui est « détestable ». Voilà donc, à propos d'alphabet, une amende honorable aux philologues, dont il s'accuse, autre part, d'avoir été « l'ami sévère et souvent contempteur ^ » Bref, il ne cessa jamais de cultiver leur science, et, dans la lettre mémeoii nous avons vu moqués par lui les disciples de Scaliger, il s'inscrivait au nombre de ces « maniaques », avec Boissonade et le chevalier Croft \ Journaliste et critique en titre dans la plus littéraire des feuilles, il saisissait toutes les occasions de faire, dans ses articles, une place à la science du langage. Et il ne se contentait pas de traiter les questions qui attirent, comme il disait, les « amateurs de la langue »; il ne dédaignait rien de ce qui concerne le tout premier enseignement du français, rudiments ou syllabaires. C'est ainsi qu'en mai 1616 il signalait celui de Malvin-Cazal.
Nous avons indiqué combien volumineuse est son œuvre en cet ordre de travaux. Nous ne donnerons pas tout le détail de ses publications,