‹ Charles Nodier et le groupe romantiqueChapitre 118 sur 163 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

Dans ce récit d'humour et de verve un peu folle qu'est VHisloire du roi de Bohême et de ses sept châteaux, il persifle ceux qui passent leur temps à « bluter » des mots. Et ailleurs que dans cette œuvre de fantaisie à la Sterne ou, par endroits, à la Rabelais, — moins l'énormité du rire et l'obscénité, — il a raillé les trieurs de vocables. Il approuvait, un jour, Charles Weiss de « faire peu de cas du faste scientifique des docteurs en us » qui « épluchent des syllabes avec le zèle des Scaliger. » Il ridiculisait leur passion comme une « manie ». Pourtant, il la personnifiait avec sympathie en son docteur Xéophobus, mort d'une « étymologie rentrée » ', et, parmi les « ennuyeuses études » qu'il déconseillait à son ami, le bibliothécaire de Besançon, il faisait une exception en faveur des « alphabets comparés ^ » Nodier s'intéressa, toute sa vie, à cette spécialité un peu étroite. Il prie qu'on excuse la forme à demi facétieuse et l'accent « goguenard » des « dissertations » qui composent son Examen critique des Dictionnaires '. Il proteste de son respect pour « tous les talents », « toutes les bonnes études », « toutes les entreprises utiles », et il déclare tenir comme « les plus honorables ouvriers de la littérature» les grammairiens, les lexicographes, les voca-

1. Post-face des Marionnettes, signées « Docteur Néophobus », dans la Revue de Paris, de mai 1843.

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