V. Jean De Bry, naturaliste
Chapitres IV, § 3, p. 54 ; V et note 0) p. 56.
Jean De Bry, l'ancien préfet du Doubs, le protecteur de Ch. Nodier, dont il a été question dans les chapitres IV et V et dont le nom revient souvent dans sa correspondance et ses ouvrages <i), paraît s'être aussi intéressé beaucoup aux sciences naturelles, au moins dans sa jeunesse. Nous relevons, en effet, dans la remarquable étude que M. L. Pingaud lui a consacrée récemment {Jean De Bry, Paris, 1909), les renseignements suivants.
« Jeune, il s'était plu à herboriser à la suite du « promeneur solitaire » (p. vi) ; . . . à Paris, J. De Bry achève ses études au collège du cardinal Lemoine; il puisa dans les leçons du célèbre abbé Haûy un goût non moins vif pour la botanique et l'histoire naturelle » (p. 2). On le voit encore s'occuper d'histoire naturelle et d'agriculture, en 1786-1789 (p. 4); rédiger, en 1791, un programme pédagogique encyclopédique, comprenant la botanique à côté de la bienfaisance (p. 6) ; comme préfet du Doubs, s'occuper d'améliorations pastorales et forestières (p. 206), etc.
(1) Voy. particulièrement : Boyer de Sainte-Suzanne. IX ; Estignard, X, Pingaud. Xli a, Xli b, XII c, etc.
Cette communauté de goûts pour l'histoire naturelle, ainsi que d'autres afflnités littéraires, ont certainement contribué à rapprocher De Bry et Gh. Nodier, à transformer et à rendre de plus en plus amicales les relations de l'administrateur et du suspect qu'il avait d'abord été chargé de surveiller.