‹ Charles Nodier, naturalisteChapitre 58 sur 61 · VI. Les voyages de Gh. Nodier · texte numérisé non relu

VI. Les voyages de Gh. Nodier

Outre ses excursions dans les environs de Besançon, de Dole, de Quintigny, dans les montagnes du Doubs, du Jura (chap. II, IV, VI, VII) et des Vosges (chap. IV, § 1 ; XI, § 2; XII, § 1). dans les environs de Paris (chap. IV, § 2; VII, § 2), son séjour en Illyrie, en 1813 (chap. VII, § 1, XI, § I), et son voyage de deux mois, en Ecosse, en 1820 (chap. VII, § 2 ; VIII, § 4 ; XI, § 2 ; XII, §i), d'oii il a rapporté des observations d'histoire naturelle résumées dans les chapitres que nous venons de rappeler, Gh. Nodier a fait quelques autres voyages en France ou à l'étranger.

Les mieux connus sont les suivants :

Voyage en Suisse, dans la Savoie et le Bugey, en 1825, avec Victor Hugo et M™e V. Hugo : voy. M™e Mennessier, VIII, 206, 269, 276, 282; M. Salomon, XIX, 129.

V^oyage en Franche-Gomté, en 1826, avec cinq artistes, Tay-

lor, Gailleux, etc. ; F. Wey, II, 26 ; Estignard, X lettres LXX,

LXXII p. 147, 151 (1).

Voyage dans le Languedoc et les Pyrénées, en 4827; voy. Mme Mennessier, VIII, 286.

Il ne semble pas que ces voyages aient donné à Gh. Nodier l'occasion de faire des constatations scientifiques, du moins je n'en ai pas trouvé traces dans ses ouvrages, sauf pour la description de la Mer de glace et des glaciers de Gormayeur (dans Piranèse, p. 183). souvenir évident du voyage en Savoie, de 1825 (voy. chap. XIL § I, p. 167).

(I) Depuis 1815, Gh. Nodier ne parait être revenu à Besançon, qu'en 1823 et en 1833 ; en août 1823 pour régler la succession de sa inère ; en 1833 (26 août), à son retour de ritiauguration de la statue de Cuvier. à .Moiitbéliar.l (cAvip . Vil, ji 2, p. 92) ; en 1817-1818, il avait passé un an à Quintigny, en attendant sa nomination au lycéo projeté d'Odessa (voy. M"H Mennessier, VIII. 237).

MI. La Gombe de l'Homme mort.

Chap. XII, § 4, p. 167.

Il existe une combe de ce nom sur le territoire de Besançon, dans la forêt de Chailluz, coupe 13, bord du chemin de Vieilley (renseignements de M. Jacoulet, chef de service à la mairie de Besançon) ; c'est très probablement l'origine du titre donné par Nodier à sa Nouvelle, qu'il a cru devoir dépayser, pour dérouter le lecteur, suivant son habitude, en la plaçant dans le Périgord, entre Périgueux et Bergerac.

YIII. — Divers : Une statue à Nodier; ses collections entomologiques ; Nodier et la Société entomologique de France.

Une statue à Ch. Nodier. — On lit dans la Biographie Michuud, p. 683: « L'Académie de Besançon mit son éloge au concours ; une statue, votée par le Conseil général du Doubs, lui fut élevée dans la même ville. » Nous n'avons pas trouvé de délibération de cette nature dans les Archives du Conseil général, de 4844 à 4846, et nous ne connaissons, en fait de statue de Ch. Nodier, qu'un buste placé à la Bibliothèque de Besançon.

Les collections entomologiques de Ch. Nodier. — Ces collections commencées pendant son enfance, dans les environs de Besançon, dès 4793 (voy. chap. III, § 4), augmentées de 4794 à 4800, ne prirent une véritable importance qu'à partir de son séjour à Dole, à Amiens et Quinligny, de 4808 à 4842 (voy. chap. Y, VI et YIÏ) ; transportées à Paris en 4844, Nodier continua à les enrichir, puis en 1847, au moment de partir dans le Jura, où il allait attendre sa nomination au Lycée projeté d'Odessa, il les donna au jeune naturaliste Aimé Martin (chap. Vil, § 2) ; on ignore ce qu'elles sont devenues.

Nodier et la Société entomologique de France. — On a vu, chap. VII, § 2, que Nodier avait été un des premiers adhérents à la Société entomulogique de France, lors de sa fondation en

1832 ; il ne paraît pas avoir participé très activement à ses travaux ; aussi donna-t-il sa démission de membre titulaire en 1843; mais la Société lui décerna, le 5 juillet de la même année, le titre de membre honoraire (voy.chap.IX, §4) ; en 1845, le secrétaire Desmarets a publié dans le CR. des travaux de l'année 1844, une notice sur Nodier et ses œuvres entomologiques (Bull., t. 3, 1845, p. 18).

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