AVANT-PROPOS
(fodk servir a l'histoire dd livre, du héros et de l*adtedr).
« Si doy la rienda al discurso.
No se , vive Dios , no se , N i que tengo de dudar Ni que tengo de créer.»
Calderon.
Le volume que je publie aujourd'hui doit être suivi d'un autre intitulé : Histoire de la lutte de charles-quint contre le sultan des
TURCS, LES PAPES DE ROME ET LES ROIS TRÈS CHRÉTIENS. G'eSt annOUCer
que Gharles-Quint et Solynian seront les deux figures saillantes du tableau « et que, sur le second plan, pâliront un peu celles de François l*s de Henri II, de Léon X, de Clément Vil et de Paul IV. Si j'ajoutais à mon titre les noms de Luther et d'Henri VIII , ce serait le programme d'une histoire, aussi étendue que celle de Rohertson; mais je n'ai pas l'ambition de refaire cet ouvrage, qui restera malgré ses inexactitudes. Les limites du mien seront beaucoup plus étroites, quoique je me propose d'y comprendre, dans une espèce d'épilogue, la bataille de Lépante, glorieuse journée où l'Europe entière, ralliée sous le pavillon du (Ils de Charles- Quint, donna enfin raison à sa politique. Je contemplais récemment encore, dans la basilique de Saint-Jean-de-Latran^ les étendards conquis sur les Turcs, et je me disais que ce n'était pas à Rome, mais sur le mausolée de l'Escurial, que don Juan d'Autriche et, après lui, Sobieski, auraient dû suspendre ces trophées, comme un hommage au monarque dont la pensée les inspira et triompha avec eux.
Voilà le point de vue où je me placerai dans une narration suivie des faits et gestes de Charles-Quint. La première partie du présent ouvrage ouvre déjà ce point de vue et y prépare mes lecteurs par des esquisses auxquelles se mêle assez de polémique pour que l'auteur risque de paraître avoir entrepris une campagne contre les historiens qui ont déjà traité le même sujet que lui, encore plus que contre les antagonistes de